‹ Théâtre completChapitre 1600 sur 1720 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

PROMÉTHÉE, CHŒUR; PANDORE, dans l'enfoncement, couchée sur une estrade.

PROMÉTHÉE

Prodige de mes mains, charmes que j'ai fait naître. Je vous appelle en vain, vous ne m'entendez pas :

Pandore, tu ne peux connaître

Ni mon amour ni tes appas.

Quoi! j'ai formé ton cœur, et tu n'es pas sensible!

Tes beaux yeux ne pouvent me voir!

Un impitoyable pouvoir Oppose à tous mes vœux un obstacle invincible ;

Ta beauté fait mon désespoir.

Quoi! toute la nature autour de toi respire ! Oiseaux, tendres oiseaux, vous chantez, vousaimez; Et je vois ses appas languir inanimés :

La mort les tient sous son empire.

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