SCÈNE XI
les précédents, un officier du duc de foix, suite.
l'officier.
Voyez à vos genoux, Madame, un envoyé du duc de Foix mon maître;
De sa part je mets en vos mains Cette place où lui-même il n'oserait paraître : En son nom je viens reconnaître Vos commandements souverains.
Mes soldats sous vos lois vont, avec allégresse, Vous suivre, ou vous garder, ou sortir de ces lieux; Et quand le duc de Foix combat pour vos beaux yeux, Nous répondons ici des jours de Votre Altesse.
MORILLO
Son Altesse! Eh, bon Dieu! Quoi! madame est l'officier. [princesse?
Princesse de Navarre, et suprême maîtresse
De vos jours et des miens, et de votre maison. constance.
Je suis hors de moi-même.
MORILLO
Ah ! madame, pardon :
Je me jette à vos pieds.
LÉONOR
Vous voilà reconnue.
MORILLO
De mes desseins coquets la singulière issue !
SANCHETTE
Quoi ! vous êtes princesse, et faite comme nous?
l'officier.
Nous attendons ici vos ordres à genoux.
Je rends grâce à vos soins, mais ils sont inutiles;
Je ne crains rien dans ces asiles; Alamir est ici; contre mes oppresseurs Je n'aurai pas besoin de nouveaux défenseurs* •
LA PRINCESSE DE NAVARRE, ACTE II, SCÈNE XI
l'officier.
Alamir! de ce nom je n'ai point connaissance; Mais je respecte en lui l'honneur de votre choix :
S'il combat pour votre défense, Nous serons trop heureux de servir sous ses lois. Je vous ramène aussi vos compagnes fidèles, Vos premiers officiers, vos dames du palais ; Échappes aux tyrans, ils nous suivent de près.
LÉONOH.
Ah î les agréables nouvelles !
CONSTANCE
Ciel ! qu'est-ce que je vois?