‹ Théâtre completChapitre 168 sur 1720 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

THÉANDRE, le choeur.

Reine, arrête ! où vas-tu? crains ton destin sévère. Ciel! remplis ta justice, et nos maux sont finis; xMais pardonne à la mère et protège le fils. Ah ! puissent les remords dont elle est consumée Éteindre enfin ta foudre à nos yeux allumée! Impénétrables dieux! est-il donc des forfaits Que vos sévérités ne pardonnent jamais? [mes, Vieillards, qui, comme moi, blanchis dans les alar- Pour secourir vos rois n'avez plus que des larmes; Vous, enfants, réservés pour de meilleurs destins, Levez aux dieux cruels vos innocentes mains.

le choeur.

0 vous, maître des rois et de la destinée, Épargnez une reine assez infortunée:

Ses crimes, s'il en est, nous étaient inconnus. Nos cœurs reconnaissants attestent ses vertus.

THÉANDRE

Entendez-vous ces cris?... Polémon...

Page 1