‹ Théâtre completChapitre 1686 sur 1720 · IRÈNE, ABDALLA · texte numérisé non relu

IRÈNE, ABDALLA

ABDALLA

Cara Irena, adesso, Sedete appresse di me.

Amormi punge e mi consume.

(Il la fait asseoir plus près.)

Più appresso, più appresso.

1BÈNE, fi côté d' Abdalla, sur le canapé. Seigneur, de vos bontés mon âme est pénétrée; Je n'ai jamais passé de plus belle soirée. [bats. Quand je craignais les Turcs, si fiers dans les com- Mon cœur, mon tendre cœur ne vousconnaissait pas. Non, il n'est point de Turc qui vous soit comparable. Je crois que Mahomet fut beaucoup moins aimable; Et, pour mettre le comble à des plaisirs si doux, Je compte avoir l'honneur de souper avec vous.

ABDALLA

Si, si, cara : ceneremo insieme, tète à tête, l'uno

[dirimpetto A Paîtra; senza schiavi; solo con sola; beveremo

[del vino greco :

E canteremo, e ci trastulleremo, dirimpetto l'uno

[a Paîtra :

Si, si, cara, per dio Maccone.

IRÈNE

Après tant de bontés aurai-je encor l'audace D'implorer de mon Turc une nouvelle grâce?

ABDALLA

Parli, parli : farô tutto Che vorrete, presto, presto.

IRÈXE.

Seigneur, je suis baronne ; et mon père autrefois

Dans Otrante a donné des lois.

Il était connétable, ou comte d'écurie; C'est une dignité que j'ai toujours chérie : Mon cœur en est encor tellement occupé, Que si vous permettez que j'aille avant soupe Commander un quart d'heure où commandait mon

[père, C'est le plus grand plaisir que vous me puissiez abdalla. [faire.

Corne! nella slalla?

IRÈNE

Nella stalla, signor.

Au nom du tendre amour je vous en prie encor. Un héros tel que vous, formé pour la tendresse,

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