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LES DEUX TONNEAUX, ACTE II, SCÈNE III

De l'aimer à jamais comme j'aime en ce jour.

Toutes les flammes de l'amour Ont coulé dans ce vin quand j'ai vidé mon verre. 0 toi qui d'Ariane as mérité le cœur,

Divin Bacchus, charmant vainqueur, Tu règnes aux festins, aux amours, à la guerre. Divin Bacchus, charmant vainqueur, Je t'invoque après Glycère.

(Symphonie.) (Daphnis continue.) Descends, Bacchus, en ces beaux lieux; Des Amours amène la mère ; Amène avec toi tous les dieux; Ils pourront brûler pour Glycère.

Je ne serai point jaloux d'eux; Son cœur me préfère, Me préfère, me préfère aux dieux.

GRÉGOIRE

C'est à vous de jurer, Glycère, à vôtre tour, Devant Bacchus lui-même, au grand dieu de l'a-

GLYCÈRE cha?l(e. [mOLir.

Je jure une haine implacable

A ce vilain magot,

A ce fat, à ce sot;

Il m'est insupportable.

Je jure une haine implacable

A ce fat, à ce sot.

Oui, mon père, oui, mon père, J'aimerais mieux en enfer Épouser Lucifer.

Qu'on n'irrite point ma colère; Oui, je verrais plutôt le peu que j'ai d'appas Dans la gueule du chien Cerbère

Qu'entre les bras Du vilain qui croit me plaire.

daphnis.

Qu'ai-je entendu, grands dieux?

LES DEUX PÈRES , ensemble.

Ah ! ma fille !

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