‹ Théâtre completChapitre 1719 sur 1720 · L'HOTE ET L'HOTESSE · texte numérisé non relu

L'HOTE ET L'HOTESSE

Ali! voici de l'autre côté des gens de connaissance, des Espagnols, des Allemands, des Italiens: c'est une consolation.

(Un Espagnol et une Espagnole, un Allemand et une Allemande, un Italien et une Italienne paraissent sur la scène à la fois. L'Espagnol, vêtu ù la mode antique, salue la reine en disant:)

Rcspeto y silencio.

[L'Allemand dit :) Sieh die liebe toehter von misera kaisern. (L'Italienne dit :) Questi parlano, e noi cantiamo.

(Elle chante.) Qui régna il vero amore, Non è tiranno, Non fa inganno, . Non tormenta il cuore, Pura fiamma s'accende, Non arde, ma risplende.

Qui régna il vero amore, Non tormenta il cuore.

(Les Asiatiques et les Européens se prennent par la main et dansent : le fond de la salle s'ouvre: une troupe de danseurs de l'Opéra paraît : un chanteur est à la tête et chante ce couplet :) Quoi ! l'on danse en ces lieux, et nous n'en sommes pas ! Nous dont la danse est l'apanage !

Le plaisir conduit tous nos pas.

Je vois des étrangers, dans ces heureux climats, Courir aux fêtes de village.

Partageons, surpassons leurs jeux; C'est au peuple le plus heureux

A danser davantage.

Le menuet est sur son déclin : Hélas ! nous avons vu la fin De la courante et de la sarabande ; Nous pouvons célébrer de plus nobles attraits, Aimons, adorons à jamais La divine allemande.

(Tous les personnages ensemble :) Aimons, adorons à jamais La divine allemande.

Page 1