‹ Théâtre completChapitre 180 sur 1720 · I, SCENE V · texte numérisé non relu

I, SCENE V

Et jamais du soleil ne verra la lumière. Je le plains, mais pardonne àla nécessité Ce reste de vengeance et de sévérité.

Pour Zaïre, crois-moi, sans que ton cœur s'offense, Elle n'est pas d'un prix qui soit en ta puissance; Tes chevaliers français, et tous leurs souverains, S'uniraient vainement pour l'ôter de mes mains. Tu peux partir.

NÉRESTAX.

Qu'entcnds-jc? Elle naquit chrétienne. J'ai pour la délivrer ta parole et la sienne; Et quant à Lusignan, ce vieillard malheureux, Pourrait-il...?

OROSMAXE.

Je t'ai dit, chrétien, que je le veux. J'honore ta vertu; mais cette humeur altière, Se faisant estimer, commence à me déplaire : Sors, et que le soleil levé sur mes États Demain près du Jourdain ne te retrouve pas.

[Nérestan sort.) FATIME.

0 Dieu, secourez-nous!

OROSMANE

Et vous, allez, Zaïre, Prenez dans le sérail un souverain empire; Commandez en sultane, et je vais ordonner La pompe d'un hymen qui vous doit couronner,

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