‹ Théâtre completChapitre 507 sur 1720 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ASSUR

Quels discours étonnants ! quelsprojets ! quel langa- Est-ce crainte, artifice, ou faiblesse, ou courage ? [ge! Prétend-elle, en cédant, raffermir ses destins? Et s'unit-elle à moi pour tromper mes desseins? A l'hymen d'Azéma je ne dois point prétendre! C'est m'assurer du sien que je dois seul attendre. Ce que n'ont pu mes soins et nos communs forfaits, L'hommage dont jadis je flattai ses attraits, Mes brigues, mon dépit, la crainte de sa chute, Un oracle d'Egypte, un songe l'exécute ! Quel pouvoir inconnu gouverne les humains! Qud de faibles ressorts font d'illustres destins'. Doutons encor de tout, voyons encor la reine. Sa résolution me parait trop soudaine; Trop de soins à mes yeux paraissent l'occuper : Et qui change aisément est faible, ou veut tromper.

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