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SCÈNE III

ORESTE, PVLADE.

PYLADE

Apaise de tes sens le trouble involontaire, Renferme dans ton sœur un secret nécessaire; Cher Oreste, crois-moi, des femmes et des pleurs Du sang d'Agamemnon sont de faibles vengeurs.

ORESTE

Trompons surtout Égisthe et ma coupable mère. Qu'ils goûtent de ma mort la douceur passagère : Si pourtant une mère a pu porter jamais Sur la cendre d'un fils des regards satisfaits.

PYLADE

Attendons-les ici tous deux à leur passage.

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