LE SÉNAT, AURÉLIE
AURÉLIE
O vous! sacrés vengeur^, Demi-dieux sur la terre et mes seuls protecteurs, Consul, auguste appui qu'implore l'innocence, Mon père par ma voix vous demande vengeance : J'ai retiré ce fer enfoncé dans son flanc.
[En voulant se jeter aux pieds de Cicéron qui la relève.) Mes pleurs mouillent vos pieds arrosés de son sang. Secourez-moi, vengez ce sang qui fume encore, Sur l'infâme assassin que ma douleur ignore.
ctCÉROX, en montrant Catilina.
Le voici.
AURÉLIE
Dieux !
CICÉROX.
C'est lui, lui qui l'assassina, Qui s'en ose vanter.
AURÉLIE
O ciel! Catilina!
L'ai-jebien entendu? Quoi! monstre sanguinaire! Quoi ! c'est loi, c'est ta main qui massacra mon père?
{Des licteurs la soutiennent.)