‹ Théâtre completChapitre 612 sur 1720 · LE SÉNAT, AURÉLIE · texte numérisé non relu

LE SÉNAT, AURÉLIE

AURÉLIE

O vous! sacrés vengeur^, Demi-dieux sur la terre et mes seuls protecteurs, Consul, auguste appui qu'implore l'innocence, Mon père par ma voix vous demande vengeance : J'ai retiré ce fer enfoncé dans son flanc.

[En voulant se jeter aux pieds de Cicéron qui la relève.) Mes pleurs mouillent vos pieds arrosés de son sang. Secourez-moi, vengez ce sang qui fume encore, Sur l'infâme assassin que ma douleur ignore.

ctCÉROX, en montrant Catilina.

Le voici.

AURÉLIE

Dieux !

CICÉROX.

C'est lui, lui qui l'assassina, Qui s'en ose vanter.

AURÉLIE

O ciel! Catilina!

L'ai-jebien entendu? Quoi! monstre sanguinaire! Quoi ! c'est loi, c'est ta main qui massacra mon père?

{Des licteurs la soutiennent.)

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