‹ Théâtre completChapitre 648 sur 1720 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

GENGIS, OCTAR.

OCTAR.

Quels ordres donnez-vous Sur cet enfant des rois qu'on dérobe à nos' coup- ?

Aucun.

OCTAR.

Vous commandiez que notre vigilance Aux mains d'Idamé même enlevât son enfance.

GENGIS

Qu'où attende.

OCTAR.

On pourrait...

r. en gis.

Il ne peut m'échapper,

OCTAR.

Peut-être elle vous trompe,

Elle ne peut tromper.

OCTAR.

Voulez-vous de ces rois conserver ce qui reste?

GENGTS.

Je veux qu' Idamé xive; ordonne tout le reste. Va la trouver. Mais non, cher Octar, hàte-toi De forcer son époux à fléchir sous ma loi. C'est peu de cet enfant ; c'est peu de son supplice : Il faut bien qu'il me fasse un plus grand sacrifice.

OCTAR.

Lui?

GENGIS

Sans doute: oui, lui-même.

OCTAR.

Et quel est votre espoir?

GENGIS

De dompter Idamé, de l'aimer, de la voir, D'être aimé de l'ingrate ou de me venger d'elle; De la punir. Tu vois ma faiblesse nouvelle : Emporté, malgré moi, par de contraires vœux, Je frémis et j'ignore encor ce que je veux.

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