L'ORPHELIN DE LA CHINE, ACTE V, SCÈNE- VI
Enfonce dans ce cœur un brus moins égaré ; Immole avec courage une épouse fidèle ; [d'elle. Tout couvert de mon sang, tombe et meurs auprès Qu'à mes derniers moments j'embrasse mon époux ; Que le tyran le voie et qu'il en soit jaloux.
ZAMTI.
Grâce au ciel, jusqu'au bout ta vertu persévère : Voilà de ton amour la marque la plus chère. Digne épouse, reçois mes éternels adieux ; Donne ce glaive, donne, et détourne les yeux. IDAMÉ, en lui donnant le poignard.
Tiens, commence par moi; tu le dois : tu balances?
ZAMTI.
Je ne puis.
Je le veux.
ZAMTI.
Je frémis.
IDAMÉ
Tu m'offenses.
Frappe, et tourne sur toi tes bras ensanglantés.
ZAMTI.
Eh bien! imite-moi.
IDAMÉ, lui saisissant le bras.
Frappe, dis-je