SCÈNE V
IRADAN, ARZAME, CÉSÈNE; MÉGATISE, s'avançani vers LE VIEIL ARZÉMON, qu'on voit à la porte,
MÉGATISE, à Arzémon.
La bonté d'Iradan se rend à ta prière. Avance... Le voici.
ARZAME.
Juste ciel!... Ah! mon père!
A mes derniers moments quel Dieu vient vous of- Voulez-vous qu'à vos yeux?... [frir?
LE VIEIL ARZÉMON.
Je veux vous secourir.
IRADAN. [Me !
Vieillard, que je te plains! que ton fils est coupa- Mais je ne le vois point d'un œil inexorable, [reurs, J'aimai tes deux enfants, et, dans ce jour d'hor- Va, je n'impute rien qu'à nos persécuteurs.
LE VIEIL ARZÉMON.
Oui, tribun, je l'avoue, ils sont seuls condamnables : Ceux qui forcent au crime en sont les seuls coupa- Mais faîtes approcher le malheureux enfant [blés. Qui fut envers nous tous criminel un moment : Devant lui, devant elle, il faut que je m'explique.
Qu'on l'amène sur l'heure.
ARZAME.
0 pouvoir tyrannique!
Pouvoir de la nature augmenté par l'amour! Quels moments! quels témoins! et quel horrible jour!