LES LOIS DE MLNOS, ACTE IV, SCÈNE
AZÉMON.
Ils ont jadis embelli tes demeures, Ils t'ont appartenu... Tu gémis et tu pleuras !... Ils sont pour Astérie ; il faut les conserver : Tremble, malheureux roi, tremble de t'en priver. Astérie est le prix qu'il est temps que j'obtienne. Elle n'est point ma fille... apprends qu'elle est la teucer. [tienne.
0 ciel î
DICTIME.
0 Providence !
AZÉMON.
Oui, reçois de ma main Ces gages, ces écrits, témoins de son destin. (Il tire de la cassette un écrit qu'il donne à Teucer, qui V examine en tremblant.) Ce pyrope éclatant qui brilla sur sa mère, Quand le sort des combats, à nous deux si contraiï'enleva ton épouse et qu'il la lit périr, [rc,
Voilà celte rançon que je venais t'offrir; Je le l'avais bien dit, elle est plus précieuse Que tous les vains trésors de ta cour somptueuse.
TEUCER, s'écriant.
Ma fille î
DICTIME.
Justes dieux !
TEUCER, embrassant Azémon.
Ah ! mon libérateur !
Mon père! mon ami ! mon seul consolateur!
AZÉMON.
De la nuit du tombeau mes mains l'avaient sauvée, Comme un gage de paix je l'avais élevée; Je l'ai vu croître en grâce, en beautés, en vertus ! Je le la rends; les dieux ne la demandent plus.
TEUCER, à Victime.
Ma fille !... Allons, suis-moi.
DICTIME.
Quels moments!
TEUCER.
Ah! peu Uô Ire On l'entraîne à l'autel! et déjà le grand prêtre... Gardes qui me suivez, secondez votre roi...
(On entend la trompette.) Ouvrez-vous, temple horrible ! Ah ! qu'est-ce que Ma fille! [je voi?