‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 20 sur 192 · SCÈNE XI DON JUAN, DON GAUGIA · texte numérisé non relu

SCÈNE XI DON JUAN, DON GAUGIA

DON JUAN. Voas avez agi en geotilhomme, don Garcia. DON GARCIA. Qui pourrait^ sachant ma naissance, soupçonner mon cœur? Mais allons au fait pour lequel vous m'avez appelé. Dites, quel molif avez-vous eu, je brûle de le connaître, pour m'envoyer celte provocation?

DON JUAN. La dame à qui, d'après votre aveu vous donnâtes ia nnit dernière une fête sur Teau est la cause de mon méeontentement, et il y a deux ans que mon mariage avec elle, quoique différé, est arrêté. Vous êtes à Madrid depuis un mois. De ce fait, ainsi que de vous être caché de moi pendant tout ce temps, je conclus que ma contrariété ayant été si publique vous ne Tavez pas ignorée et qu'ainsi vous m'avez offensé. Je dis tout ce que j'ai à dire; vous ne devez plus poursuivre la femme que j'aime depuis si longtemps, ou si par hazard ma demande vous paraissait mal fondée, remettonsnous en à nos épées et que la dame reste au vainqueur.

DON GARCIA. Jc regrette que sans être mieux informé du cas vous vous soyez déterminé à m'amener ici. La dame de ma fêle, don Juan de Sosa, vive Dieu I vous ne l'avez pas vue et vous ne pouvez l'épouser ; c'est une femme mariée et elle est à Madrid depuis si peu de temps, que moi seul je sais que je Tai pu voir. Et quand ce serait elle je vous donne ma parole de gentilhomme de ne pas la revoir ou de m'avouer un imposteur.

DON JUAN. Vous avez ainsi dissipé mes soupçons et je demeure satisfait.

DON GARCIA. Et moi jc uc le suis pas. Vous m'avez provoqué, cela ne peut se passer ainsi. Vous étiez libre de me faire

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venir en ce lieu, mais m'y ayant amené il est nécessaire^ pour agir comme je le dois, que je n'en sorte que mort on vainqueur»

DON JUAN. Songez que malgré la satisfaction que m'ont pu donner vos paroles, la «olère laisse encore en tnoi la mént(»re de mes soupçons.

Tls d^fçafnent et se battent,

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