SCÈNE VII REDONDOy avec une lettre, LES MÊMES
PON GARCIA. Eh biçQ» RçdoQdo, te voilà triste? qu'avoQsnous?
RED0I9D0. Nous n'avons rien.
noN GARCIA. Est-ce une réponse?
REDONDO. Je pourrais bien répondre ce que répondit ud valet, à qui sou maître ordonna de porter, à cheval, un mes* sage. Le maître après ravoir suffisamment attendu lui cria : fi Holà l te voici de retour ? » Et il répondit : « Je cherche la bride du cheval, » Mais à celte heure, le temps de la plaisanterie est passé, et nous ne devons pas mêler i'aMuia avec le requiem.
DON GARCIA. Parle donc,
REDONDO. J'épiais le moment de remettre ceci à Leonor... Le diable emporte ceux qui aiment des filles au pouvoir de tantes I Avez-vous jamais vu errer une vache dans les prés et sur les monts, avec son petit veau qui ne s'écarte pas un moment de son côté ; eh bien Clara quitte encore moins votre Leonor. Heureux Adam qui put aimer sans belle-mère et saus tante l
noK GARCIA, Conte ce qui s'est passé : ne me mets pas au supplice,
REnoNDO, Seigneur, elle me surprit dans la galerie caché derrière un pilier; elle me demanda ce que je faisais % soupçonnant quelque chose à ce qu'il me parut; moi je lui ré' pondis que j'étais l'amant de Mencia.
DON GARCIA. Serassura-t-élle?
REDONDO. Qui peut lire dans la pensée? seulement elle
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me dit qu'elle avait à vous parier à iMnstaut d'une chose grave.
DON GARCIA. Je craius qu^elle ne songe qu'à hâter son ma* riage.
DON FELIX. J'ai la même crainte.
DON GARCIA, comment m'ezcuserai-je ?
DON FELIX. Faites-lui une querelle de jalousie.
DON GARCIA. Si à ma querelle elle répond par l'offi'e subite de sa main, comment l'éviterai- je ?
DON FELIX. N'attendez pas l'explication.
DON GARCIA. Une bouderie nuirait à mon projet, quand sous couleur de la voir, je veux voir la belle Sévillane.
DON FELIX. Un meilleur moyen.
DON GARCIA. Je l'atteuds.
DON FELIX. Supposez qu'ou VOUS a dit d'elle quelque légèreté et que vous voulez vérifier la vérité du fait avant d'accepter sa main.
DON GARCIA. Do quî pourral-je feindre d'être raisonnablement jaloux?
DON FELIX. Qui s'offre mieux que le marquis Arnesto, que nous vîmes en visite hier chez elle tous les deux?
DON GARCIA. Vous dltes bien.
DON FELIX Voulez-vous que je vous accompagne ?
DON GARCIA. Vous la vcrrcz seul après moi afin de pouvoir, causant en tête-à-tête, mieux confirmer mes paroles en déposant comme témoin.
DON FELIX. Bien dit.
DON GARCIA. Adleu, ami.
DON FELIX. Amour sers ses projets I
Il sort.
REDONDO. Que ferai-je de ce papier?
DON GARCIA. Entre avec moi et trouve un moyen de le remettre ; en lui est mon salut.
REDONDO. Vous verrcz mon adresse.
DON GARCIA. SoDge que Taifaire veut de la prudence et da secret.
REDONDO. Fiez-vous à moi, seigneur; il n'est pas du Gange au Danube un serviteur aussi prudent que moi. Je serai plus secret et plus sournois qu'un récent ministre.
DON GARCIA. Étrange idée 1
REDONDO. Etrange? Est-il une personne plus inexorable, plus cruelle, plus intraitable, qu'un ministre la première année ?
DON GARCIA. Nous devous entrer sans bruit : peut-être aurai-je la chance de trouver Leonor seule, et de pouvoir lui parler.
Ils sortent.
Vu salon chez dona Clara.