‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 72 sur 192 · LEONOR, REDON DO · texte numérisé non relu

LEONOR, REDON DO

LEONOR. Tu est revenu bien vite.

REDONoo. Je me suis caché sous une porte et je viens vous prévenir que doîla Clara est partie.

utoifOR. Parle donc ; je suis troublée.

REDONDO. Jaloux et résolu à tout, mon maître chercha le marquis quMl regarde comme votre amant et comme son ri* val; et feignant qu^un de ses amis sollicitait votre main, il le pria de se désister de sa poursuite commencée. Le marquis refusa ; il regarda même la demande comme une offense et ils se quittèrent fâchés. Mais comme le marquis continue à publier, aux dépens de votre réputation, ses soucis anipureux, mon maître, pour éviter le scandale qui pourrait en arriver s'ils en venaient aux mains tous deux, a imaginé avec don Félix de faire sortir de la maison dona Clara, sous un prétexte quelconque. Don Félix Tattend à San-Sebastian ; et caché près d'ici mon mattre guette le retour de la chaise pour s'y placer par force ou par ruse et venir vous voir pendant que votre tante et don Félix sont dans Téglise. Tel est le cas et voilà pourquoi mon maître vient par la rue en litière, porté par àeux mulets raisonnables. Prenez, seiiora, une résolution pour la circonstance ; ne laissez point passer l'occasion à la tète chauve.

LEOROR. Hélas!

KEDONDO. De quoi vous affligez-vous?

LEONOR. Je brûle et je gèle à la fois.

KEnoNDo. J'entends des pas. C'est sans doute mon maître.

LEONOR. Je suis bien troublée.

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