‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 85 sur 192 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DON FERNAND, trèsitroublé, l'épëe nue h la main. Les Mêmes.

don fernand.

Ah I si vous êtes gentilshommes Prêtez faveur au malheureux Que suit un sort malencontreux I Troquons ici même où nous sommes Nos deux manteaux, car celui-ci Me signale aux gens de justice

ACQUÉRIR DES AMIS i89

Sauvez-moi, soyez-moi propice !

LE MARQUIS

Où je suiSj soyez sûr aussi.

DON F£RNAND.

Je parle aa marquis don Fadrique?

LE iCàRQUIS.

A. lui-même.

DON FERNAND

Votre secours .\rest un port sans plus de discours.

LE MARQUIS

Contez-moi le cas. Je me pique D'être digne de vos aveux.

DON FERNAND

Donc, je viens de tuer un homme.

Tout le quartier veut qu'on m'assomme.

Us me poursuivent furieux.

LE MARQUIS

Ce fut une loyale affaire ?

DON FERNAND

Oui, corps à corps, combat égal.

Le malheureux fut mon rival.

LE MARQUIS

S'il est ainsi, laissez-moi faire.

DON FERNAND

Le ciel rende heureux tous vos jours 1

m ACQUÉRIR DES AMIS

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