‹ Théâtre d'amourChapitre 115 sur 232 · SCÈNE VIII GERMAINE, ETIENNE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII GERMAINE, ETIENNE

éniSNKE, loi bammt la rout«.

Où alle^-'vous?

GERMAINE

Qu'est-ce que cela peut vous faire?

ETIENNE

Je veux le savoir. <«]« met ma gante.) Vous allez vou6 tiiôr, je le devine.

« GERMAINB, digsimalsnt

Vous VOUS trompez, une femme qui va se tuer ne 66 gante pas aussi tranquillement*

ETIENNE

Où allez-vous, alors ? (Elle continue & se ganter.) Répondez. (Elle fait quelques pas pour soi^tir. il lui barre la route.) Tout à l'heure, quand vous m'aurez répondu. Vous n'allez pas retrouver cet homme, j'imagine?

GERMAINE

La jalousie vous vient un peu tard vraiment.

ETIENNE

Vous portez encore mon nom.

GERMAINS

Vous m'avez ehassée, je m'en vais.

ETIENNE

Attendez que cet homme m'ait rendu raison.

GERMAINE

Je ne vivrai pas cinq minutes de plus sous le même toit que vous.

ETIENNE, éclatant.

Dussé-je t'enfermer, dussr^-je l'écraser, tu nuiras pas rejoindre ce misérable. Cela, je te le défends. (Elle fait un mouvement pour sortir, il la saisit violemment par le bras; elle pQusse un cri. — Honteux et attendri.) Ail I je t'ai fait mal. Pardon.

GERMAINE, avec espoir.

^ Etienne l

Un siienoe.

ETIENNE, amèrement.

Ahl pourquoi l'inquiétude et la jalousie m'ont-elles fait rouvrir cette porte? Pourquoi t'aâ-je empêchée de partir? Par quelle horrible contradiction du cœur suis-je revenu? Saurai-je m'en aller maintenant? Hélas! nous nous sommes déchirés comme deux ennemis, des mots irréparables ont été prononcés, je t'ai méconnue, tu m'as trompé, et je suis la. C'est à croire que nous sommes rivés l'un à l'autre peu* tout le mal que nous nous sommes fait, par toutes les infamies que nous nous sommes dites. Quel avilissement 1

U pleure.

GERMAINE, pleurant ausfii.

Mon Dieu I mon Dieu 1

Un silence.

É T I E N N E, avec honte.

Tu m'as menti, n'est-ce pas? Tu n'allais pas le

retrouver?

GERMAINE

Non.

* ACTE TROISIEME j373

ETIENNE

Et tu m'aimes encore, tu n'as jamais cessé de m*aimer? Ah ! réponds-moi, je t'en supplie, tu vois comme je suis lâche.

GERMAINE

A quoi bon te répoi^dre? Ce que j'ai fait ne serat-il pas toujours entre nous? Nous ne pouvons plus vivre ensemble maintenant.

ETIENNE, baissant la tête.

Peut-être.

GERMAINE

Peut-être. Il n'y a donc pas de justice?

ETIENNE, avec tendresse.

Heureusement.

GERMAINE, s'élançant rers la porte.

Tu es fou, il vaut mieux que je m'en aille.

ETIENNE, lui barrant la route.

Je ne veux pas.

GERMAINE

Réfléchis, Etienne, tu seras malheureux.

ETIENNE, sans oser la regarder, sans se rapprocher d'eUe. Qu'est-ce que ^ fait I

FIN DAMOUREUSS

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