SCÈNE PREMIERE
MARiOTTE, BRACONY, BÉHOPÉ
Le premier est an piano, le second dessine, le troisième feuillette des livres.
BEHOPé
Cœur d'actrice, Michel Teissier, Le Desastre. — Elle reçoit tout ce qui parait.
MARIOTTB
La gloire ! •
BRÀCONT
Et la plupart sont déjà coupés, mon petit.
280 LK PASSB
MARIOTTB
Le jour elle travaille, et le soir elle se couche avec un livre.
BRAGONT
Elle peut en changer toutes les nuits, ce n'est pas compromettant.
En attendant, je ne vois pas mes épreuve.
BRAGONY
Gomment I tu vas encore nous donner quelque chose?
BÉHOPtf
Un roman dialogué.
BRAGONT
Qui imites- tu, cette fois-ci?
BÉHOPé
Le confrère qui a le plus de succès, probablement.
BRAGONY
Ah ! voilà une musique bien amoureuse.
MARIOTTB, cess&nt de Jouer.
Je suis fatigué.
BRAGONY
C'est de toi ce que tu joues là?
MARIOTTB
Non.
. BRAGONY, à Mariotte.
J'en étais sûr, je n aurais pas crié bravo, que tu cou» tinuais.
MARIOTTE
Avec ça que tu aimes la peinture des camarades!
BRAGONY
Mon Dieu... celle qui ne se vend pas.
EÉnopÉ, cherchant Où diable ai-je fourré ces papiers?
Il se heurte contre le buste.
MARIOTTE
Doucement, un peu plus iu brisais la tête de Maurice.
BÉHOPé
Un si joli morceau et un si brave homme! Ce serait dommage.
MARIOTTB, effleurant le l)u8te sans le vouloir. Salissant, le brave homme.
BÉHOPÉ
Il gêne la circulation.
Il dérange ia selle.
BRACONY
Gare à vous, quand Dominique rentrera! Elle n'aimia pas qu'on mette de Tordre dans son atelier.
MARIOTTE^ regardant sa montre.
Cinq heures. Et elle n'est pas encore là?
BÉHOPÉ, désignant le buste.
Elle devait déjeuner avec lui à Saint-Cloud.