LE PASSÉ ODILE
Bon, bon, je vais la renvoyer.
DOMINIQUE
Quelle raseuse, celte Odile! Tiens, voilà vingt francs pour elle. Mais qu'elle ne s'avise pas de revenir, je la fais arrêter. Ouf, je n'en peux plus.
BUe tombe assise.
IfAURIC»
, Encore des bibelots I
BÉHOPlS
Qu'est-ce que vous rapportez là?
Quelques médailles du quinzième.
BRACONY
Combien avez^vous payé ça ?
Trois cents francs.
DOMINIQUE
Quel vol !
BRAGONT
Rapiat!
DOMINIQUB BRAGONT
Tiens I une vieille clé?
DOMINIQUB
Une clé JFrançois I", mon petit, cathédrale de Bourges.
Elle
vient
de
On vous Ta dit.
BiHOPi
kCTE PREMIER 289
Pas mauvais, ce petit tableau.
BÉHQPé
Je ne vois pas de signature. \
, DOMINIQUE, à BraCony.
A qui pourrait-on Tattribuer ?
BRACONT
Moi, je Tattribuerais... à la malveillance.
DOMINIQUE
Jaloux l... Odile, pose-moi tout ça sur la table.
ODILE
Ton manteau est déchiré, tu sais.
DOMINIQUE
Bah!
1UUCM>NT
Gomme elle est fagotée I
DOMINIQUE
Voilà qui m'est égal ! Qui voulez- vous qui fasse attention à moi^ mes enfants? je ne compte plus, j'ai trente* huit ans.
, BRACONT
Trente-huit ans, l'âge de Tamour à Paris.
' BBHOPi
Depuis la Révolution.
Sous Pancien régime, une femme était finie à >ingt* cinq.
MARiorç*
Mais sous la République, elle bat sea fhi» k <^*rante.
DOMINIQUE
Alors, vive la République !
Rassurez- vous, le jour où vous voudrez faire une bêtise, vous ne resterez pas longtemps dans Tembarras.
DOMINIQUE
Ohl évidem.ment je ne serais pas en peine de rencontrer un petit monsieur pressé d'entrer à nnsittû^...