DOMI^QUI
Il a ignoré ces évén^smepts.
ÀNTOiNBTTt
RaymondT
AC?rB PREMIER 339
DOMINIQUE
Rayait été si lié avec mon mari que je n*aî pas osé le mettre au courant. J'avais beau être veuve et libre, ç^n^>g$ftéç, '
^kNTOI^TTI
Comme tu as dû souffrir qu£Mfid tu as compris la
vérité ! . . = :
DOMINIQUE
J'ai été aussi près de la folie qu'on peut l'être; Soit dit e» passant, je crois qu'il m'est resté une fêlure de cette secousse-là.
ANTOINETTE
Tu es bête.
DOMINIQUE, gaiement/ Maurice Ârnault le prétend quelquefois.
ANTOINETTE
n t'aime bien, «çelui-là.
DOMINIQUE
Cher Maurice! je l'ai trouvé à ce moment difficile... 11 faut être juste, d'ailleurs. Tout le itioada a* été bdn pour moi : Mariotte, Bracony... Aucune des consolations ordinaires ne m'a manqué.
ANTOINETTE
J'aurais voulu être là.
DOMINIQUE
Et puis je m& suis mise à travailler, à triàvàiller sérieusement, comme un homme, à travailler sans cesse. Le travail empêche de pensçr... 11 p'y a jpa.^. que le* fcbiiliéur d'agréable. . . . ^
Me «Mille une jArme.
340 LE PASSt
▲MTOINBTTS
Tu pleures?
DOMINIQUE, gaiemenL Rassure- toi. Ce n*est pas le chagrin, c'est ma cigarette, seulement... Un peu de cendre...
ANTOINETTE
Du passe.
DOaUNIQUB
Né fais pas de mots. Dieu merci, mon cœur est tranquille. Les mauvais jours sont loin. Mon ancien amant pourrait ouvrir cette porte, je ne changerais pas de visage.
ANTOINETTE
£s-tu bien sûre?
DOMINIQUE
La meilleure* preuve de ma sincérité, c'est que... nous venons de parler de Maurice Arnault, n'est-ce pas? Eh bien, il voudrait m'épouser et je ne réponds pas que...
ANTOINETTE
En effet, on m'a rapporté...
DOMINIQUE
Oh! rien n^est décidé encore... et puis, c'est si grare de se mettre dans le lit d'un monsieur quand on en a perdu l'habitude.
Ta drôlerie l'emporte sur ta tristesise.
DOMINIQUE
Pour en revenir à toi, mon mignon, maintenant que ma confession est ûnÎQ, tâche d'en proQter. Pardonne-
AGTK PREMIER 3^^^
Boi si j*ai été longue* Je ne voulais te dire que deu^ mots, mais quand on touche à ces questions-là...
ANTOINETTX
Je t'aime davantage à présent.
Elle rembratie.
DomNiQim Alorsy puisque tu m'aimes davantage, il faut m'écouter et te réconcilier bien vite avec ton mari.
ANTOINETTE
i Je ne m*en sens pas le courage.
DOMINIQUE
Dépôche-toiy car mon histoire d*hier est ton histoire de demain.
ANTOINETTE
Qui sait? J'aurai peut-être plus de chance que toi.
Ils sont tous les mêmes.
ANTOINETTE
Tais-toi, je suis trop heureuse. Je ne veux pas chercher ce que l'avenir me réserve.
DOMINIQUE
Tons les mêmes, entends- tu?
ANTOINETTE
Eh bien, tant pis l Advienne que pourra. Après tout, je ne rêve pas de bonheur éternel. Je suis moins ambitieuse que toi, moins romanesque. Le présent me suffit.
DOMINIQUE
Tu es bien philosophe.
342 !•* PASSfl "
• ^ AWTOINETTÇ •• :'!*•♦' ^^*^ i^^ J^rr/'
Et puis, tu arrives trop tard,., je saia.*w : . ' "t
DOJlIKIQUm
"Tu es?- . ■•- ■ ■ • ' ■ .«:.. '^ 'vT.
ANTOINETTE
Je suis sa maîtresse. .,..,
DOUIKIQUE : '
Dans ce cas, je û'ai plus rien à dire. Pourquoi n'asftu pas commencé parla? je t'e^urais épargné mes discours.
ANTOINETTE
Tu m*en veux? Pardon.
DOMINIQUE
Prends garde, cependant, veille bien sur ton bonheur. Car les dispçsi lions pacifiques dç ton mari peuvent se changer en haine.
ANTOINETTE
Qu'ai-je à craindre?
DOMINIQUE
Ton refus peut Virriter.
ANTOINETTE
Eh bien?
DOMINIQUE
Eh bien! il peut te prendre ta fille.
ANTOINETTE
Hélène?
DOMINIQUE
La loi sera pour lui, s'il est prouvé que tu as un amant.
Et ses torts?
Et les tiens?