ACTE DEUXIÈME
liii-là tombe sur les débauchés parce qu'il manque de tempérament.
BÉHOrÉ
Vous allez m'en Ir éprendre aussi?
DOMINIQUE, à Béhopé.
T/amour, voilà ce qui ne vous tourmente guère, licin? L'idée d'une nuit de plaisir vous donne le frissou. Découcher! rien que ce mot-là vous enrhume.
BÉHOPÉ
Chacun son goût.
DOMINIQUE
Vous vous contentez d'être Tami de celui qui aune bisloire. On vous raconte, ça vous suffit, comme vous dites.
BRAGONY
Ramasse, à ton tour.
DOMINIQUE
Oh! vous n'avez pas causé de déceptions aux femmes, vous, c'est certain. En revanche, vous ne leur avez pas procuré la moindre joie et vous disparaîtrez de la vie, pareil à un figurant, sans avoir ressenti ni fait ressentir une émotion' quelconque. Pauvre homme !
MARIOTTE
Prenez garde, vous dépassez la mesure.
BÉHOPÉ
Elle est encore plus humiliante pour moi que pour vous.
DOMINIQUE
Parce que vous avez été plus lié que les autres avec Prieur, et que pendant des années vous ayez été son clair de lune. ^
BRAGONT, âMariotte.
Le fait est...
DOMINIQUE '
Que diable, lorsque trouve quelqu'un si bon à imiter, on est mal venu aie juger de si haut.
BÉHOPâ
Toujours le même reproche.
DOMINIQUE
Car si, par sécheresse, vous n'avez pas singé ses habitudes amoureuses, vous avez du moins pillé soigneusement ses manières, ses gestes, sa façon de parler, la plupart de ses goûts, etjusqu'à ses travers,
MARIOTTB
Pauvre Instar!
DOMINIQUE
Il faut croire que certains de ses défauts sont aussi précieux que dos qualités, puisque, aujourd'hui encore, vous vous les appropriez dès que vous cherchez à plaire.
.nFACONT
Pas bête.
DOMINIQUE
Que de fois vous Tavez doublé, bon Dieu! Là, vrai, rinstar> vous n'jE^vez pas volé votre nom. François Prieur a été inspiré du Ciel le jour où il vous a baptisé.
BrfHOPÉ
Méchante.
DOMINIQUE
Du reste, il n'est pas le seul qui ait eu l'honneur d'être plagié par vous. Vous carottez tout le monde.