SCÈNE II
^ IfAURlGE^ DOMINIQUE
DOMINIQUE
Je renonce à sortir, mais je ne vous demande pas de rester.
MAURICE, immobile.
Je n'en doute pas.
DOMINIQUE
C'est la jalousie qui vous retient?
MAURICE
Oui.
DOMINIQUE
Si Vous demeurez là pour me tourmenter, vous feriez mieux d'aller soigner vos malades. Voilà une heure que vous êtes tous après moi. J'en ai assez. Laissezmoi tranquille.
Je ne vous dis rien.
DOMINIQUE
Vous ne me dites rien, mais je sens déjà l'interrogation de toute votre personne.
MAURICE
Je ne le nie pas.
DOMINIQUE
Vous n'avez pas besoin de mè faire de la morale, allez. Je me suis tout dit. Et puis, que signifient les conseils, en pareil cas? Je vous le demande un peu! L'expérience n'a jamais démontré qu'une chose : c'est
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que les mêmes bêtises sont toujours recommencées par les mêmes individus.
MAUBIGB
La théorie est commode.
DOMINIQUK
Il arrivera ce qui doit arriver, tant pis. Ce n'est ni vous ni moi qui pourrons rem{)êcher.
VAimiaB Je vous aurais crue moins lâche, , .
OOnNIQUB
Moi aussi.
HAURICB
A quoi tiennent les événements! Vous ne l'auriez pas rencontré, il y a trois semaines, à la porte d'un théâtre que vous pe penseriez peut-être p^^s à lui en ce moment.
DÛMINIQUV
Quelle illusion, mon ami 1
MAURICE
Dans tous les cas, vous n'envisageriez pas les choses de la même façon.
DOMINIQUE
Le mal est plus vieux que vous ne croyez.
MAURICE
N'exagérez pas. Puisqu'il avait eu le bon esprit de disparaître ^près gon étrange visite, vous n'auriez pas été le chercher, j'en suis bien sûr. SI vous ne l'aviez pas revu, vous n'auriez jamais eu l'idée de vous installer ici.