‹ Théâtre d'amourChapitre 196 sur 232 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

FRANÇOIS

Réconciliez*TOUs et oubliez-moi.

ANTOINETTE

Je me réconcilie, je mens, et je vous garde.

FRANÇOIS, résolu.

Non!

ANTOINETTE, Teotourant de ses bras.

Essayons. Vous ne verrez pas mon mari, vous ne saurez pas qu'il existe. Tout le désagrément sera pour moi. Et si ça ne marche pas, eh! bien, mon Dieu, vous me quitterez, mais doucement, sans secousse, en bon camarade. Je vous demande seulement de ne pas m*exécuter sur Theure. Vous me prenez à condition, voilà tout.

FRANÇOIS

Qu'elle est drôle!

ANTOINETTE

En somme, une telle proposition &st faile peur tenter un coureur comme vous. Ce n'est pas votre liberté aujourd'hui, mais c'est peut-être votre liberté demain.

FRANÇOIS

Et même ce*soir!

ANTOINETTE

Non, pas ce soir, mais bientôt, très vite, quand il vous plairai... sans compter les bonheurs casuels que vous rapportera notre rupture apparente, presque publique. Car si nous restons attachés par un lien fragile, aux yeux des autres femmes vous serez délié, bon à prendre.

FRANÇOIS

Vous m'ouvres toutes sortes d'horizon»/

440 LE PASSB

ANTOINBTTB, prête à pleurer.

D'abttrdy vous n^ayez pas le droit de m'àbandonner quand je suis malheureuse. Quelle que soit votre indifférence, vous avez en ce moment plus de devoirs envers moi qu'envers vous-même ou n'importe qui.

Elle pleore.

FBÀNÇOIS

Allons, allons, ne pleurez pas encore, on fera ce que VOUS désirez, là.

ANTOINETTE

Vous consentez ?

FRANÇOIS

Momentanément.

ANTOINETTI

Vrai! .

FRANÇOIS

Nous continuons.

ANTOINETTE

A trois?

FRANÇOIS

A trois, à quatre» à cinq.

ANTOINETTE, gaiement.

Mais je n^aurai jamais assez de santé !

FRANÇOIS

Bah!

AirrOINBTTB

Et c'est convenu, je leisse croire à madame Brienne que nous sommes fâchés ?

FRANÇOIS, gdn#.

Ça, c'est votre affaire.

^mi^

Page 1