ACTE TROISIEME
FIANÇOÎS
Rappelez-Tons une seconde fois le mal que je lui ai fait, cela calmera yos soupçons,
AETOINBTTS
Ten aï besoin, car vôtre délicatesse à son égard est sujette à caution. LorsquMn gredin comme vous se met à être chevaleresque avec une femme, sa maîtresse en activité n'a plus qu'à faire ses malles.
FRANÇOIS
Je ne Taurais pas aimée jadis, et j'en serais amoureux aujourd'hui ! Quelle plaisanterie !
ANTOINETTE
Est-ce pour elle ou pour moi que vous êtes venu?
FRANÇOIS
En voilà une question I
ANTOINETTE
Vous êtes si différent depuis la visite que vous lui avez faite à Paris, et de son côté elle est si changée !
FRANÇOIS
Ne dites pas de folies, voyons! Il y a un abtme entre Kme Brieune et moi !
ANTOINETTE
* Vous n'êtes pas amoureux d'une autre, au moins
FRANÇOIS
Qu'est-ce qui vous préoccupe encore? .
ANTOINETTE
C'est absurde^ mais je me sens prise d'une inquiétude générale.
450 t« PASSÉ '^
rtuffçots J'ai pourtant cédé stir toUt« la lîgkiè.
ANTOINETTB
Ah! j'ai fait une gaffe en voua expliquant avec quelle facilité vous pourriez me trahir ou me quitter. Si vous alliez me Iftcher tout de suite?
FRAlfÇOIB
Je n'en ai pas la moindre envie, je vous assure.
ANTOINETTE
PTempéche que ça vous a passé par la tête il y a cinq
minutes.
l FRANÇOIS
Voyons, ma petite Toinon, pa9 d'enfantillages. Je vais rater mon train.
ANTOINETTE
Et moi, ma vie... Tenez, je suis tentée d'envoyer tout promener et de ne pas me réconcilier avec mon mari.
FRANÇOIS, efftiré.
Non, non! Et nos conventions que vous oubliez!
ANTOINETTE
Vous avez peur que je change d'idée^ hein?
Je TOUS défends de douter de moi, snrtoat quand j'ai tant de plaisir à vous serrer dans mes bras.
ANTOINETTE
Taisei-vous, vous ayez une voix qui menl