FRANÇOISE, MARCEL
FRANÇOISE^ seule.
petite» d'aspect frêle» figure môlancolique et un peu railleuse. — Relevant et baissant tour à tour le store de la fenôtre.
Encore, encore un peu... Ahl ce soleil!... Gomme
il est contrariant t.. . (Avec satisfaction, examinant râtelier.) Voilà qui est en ordre. (En voulant prendre quelque chose sur une table^ elle fait tomber des papiers.) Allons, l>OIl ! . . . (Remarquant une lettre, parmi celles qu'elle ramasse.}
Une lettre... de M. Guérin...
« D'OÙ vient votre silence, mon cher ami?... Vous ne me parlez pas souvent de l'imprudente qui a osé devenir la compagne du beau Marcel... La récompensez-vous de sa confiance, de sa témérité? Vous ressemblez si peu aux autres... Votre légèreté, permettez-moi de dire votre... » (s'interrompanfr.) Il a écrit le mot... (Beprenant.) « Votre cynisme me fait trembler... Un an d'absence, voilà bien du temps perdu pour l'amitié. Pourquoi les circonstances nous ontelles séparés au moment de votre mariage?... Pourquoi la santé de ma femme réclamait-elle si impérieusement le soleil?... Enfin, nous quittons Home; dans un mois j'irai vous surprendre à Auleuil... » (s'î*.
terrompant.) Bientôt, alors. (Marcel paraît au fond, mise négligée, type d'homme à femmes. — Reprenant.) « Je Suis
impatient de vous voir, impatient surtout de connaître madame Desroches. VouJra-t-elle de ma sympathie? J'y compte. Prenez garde, mauvnis garnement, je la confesserai. Si je découvre un nuage dans son bonheur, son futur ami se fâchera, » (cessant
de lire, tristement à «lIo-mAme.) Uu ami... je voudrais
bien.
MARCEL
Je t'y prends, curieuse, tu lis mes lettres?
FRANÇOISE
Oh! une vieille lettre...
MARCEL, railUnt.
Celle de Guérln?
FRANÇOISE
Je l'ai retrouvée là, en rangeant ton atelier.