ACTE QUATRIÈME
AtttOINEtTB
Bah ! tu ,en serais venue à bout tout de même.
DOMINIQUE
La voiture est à la porte. Si tu veux^ metii ton chapeau et je t'emmène.
ANTOlNETrt
Chez madame Bédouin?
DOVINIQUE
Tu as le temps de le voir, avant qu'on se mettô à table.
ANTOINETTE
Tu n'y penses pas?
DOMINIQUE
Vous serez censés vous rencontrer par hasard et vous réglerez votre prochaine entrevue.
ANTOINETTE
C^est facile à dire.
DOMINIQUE
Vous causerez amicalement^ comme causent aujourd'hui les gens divorcés. On le remarquera ou on ne le remarquera pas, ça n'a aucune. importance,
ANTOINETTE
Tu as raison.
Mais tu n'as pas Fair content?
ANTOINETTE, haineoM.
Gomme tu as réussi vite I
DOMINIQUE
Est-ce un regret ou un reproche ?
ANTOINBTTB
Un regret seulement.
DOMINIQUE
Quand je te le disais que tu me reprocherais cette démarche?
ANTOINBTTB
Où vois-tu que je te reproche quelque chose?
DOXINIQUB
Alors, pourquoi cette attitude étrange? A quoi pensestu? que signifie ce-regard hostile que tu jettes sur moi et autour de toi?.. Parle... Explique-toi.
ANTOINETTE
Je regarde ton visage heureux et rajeuni, cette robe qui te fait plus jolie que d'hahitude, cette chambre toute pleine de souvenirs? Je pense à ta présence imprévue dans cette maison, à certaines paroles bizarres que tu m'as dites, et je me demande si, en travaillant pour moi, tu n'as pas en même temps travaillé pour ton propre compte.
DOMINIQUE, éclatant.
C'est une infamie qtie lu articules là. Je te défends de suspecter ma loyauté. Et d'abord, de quels droits oses-tu fouiller dans mon cœur? admettons que les bonnes dispositions de ton mari soient faites pour me réjouir... Eh bien, après?
ANTOINETTE
Comment, après?
DOMINIQUE
Où serait le mal? Qu'est-ce que je te prends? Qne
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