ACTE QUATRIÈME
DOMINIQUE
W^ Doyon?
ANTOINETTE
Hais toirt à Th^ure encore, dans un moment très tendre, il désaTonût son affection pour toi 1
DOMINIQUE
Tais-toi et sors d'ici, petite ingrate, tu m'as assez
torturée.
fille tombe assise et fond en laMies.
ANTOINETTE
Tu pleures !
DOMINIQUE
Ne m'approche pas!
ANTOINETTE
Pardonne-moi, Dominique, la jalousie m'exaspère. Je suis folle! Hélas! si je n'avais i)as au fond du cœur le sentiment que François t'aime, je n'aurais pas prononcé ces paroles atroces !
DOMINIQUE
OnréQéchit!
ANTOINETTE
Car en somme, il n'est reste mon amant que par faiblesse !
bOMINIQUB
Je n'écoute pas ce que tu dis. Laisse*nioi, hypocrite.
ANTOINETTE
Je suis sincère, je te le jure!
DOMINIQUE
Va-t-en! Tu m'as fait mentir à ton mari, manquer à Tamili^, manquer à moi-même. Je ne veux plus te voir!
ANTOINETTE
J'ai commis une action indigne en te trompant, mais pas un seul instant je n'ai supposé que tu en pâtirais.
DOMINIQUE
Tu connaissais M. Prieur, pourtant!
ANTOINETTE
J'avais beau me défier de lui, je ne pouvais pas prévoir qu'il allait jouer si vite avec le cœur d'une femme comme toi. Et je ne parle pas du mien qui a moins d'importance.
DOMINIQUE
Tu es trop modeste.
ANTOINETTE, avec indignation, prête à sortir. Dans tous les cas, je ne serai pas davantage la complice ou la dupe de tant de trahisons. Je sais cç qui me reste à faire. Dieu merci, ma jalousie n'était qu'une crise.
DOMINIQUE, lui désignant son manteau»
Ta pèlerine est là.
■* ANTOINETTE, mettant son chapeau et son manteau.
Je disparais de ta maison et de ta vie, puisque mon châtiment est de te perdre. Mais avant de partir, je tiens à te déclarer que je ne le reverrai jamais.
DOMINIQUE
Revois-le ou ne le revois pas, peu m'importe ! Je ne vous connais plus, ni l'un ni l'autre.
ANTOINETTE
Ahl ce n*est pas un sacrifice que je te fais. Ma nature s'accommode mal de toutes ces complications. J'aime