‹ Théâtre d'amourChapitre 222 sur 232 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

PRANÇOIS, DOMINIQUE

DOMINIQUE) apercevant fttù^m.

Vous!

FRANÇOIS) se retournant arec surprise.

Voulez-Yous me recevoir î

DOMINIQtm

Comment 1 c*est vous ?

FRANÇOIÀ

J*ai deviné que vous étiez seule, et comme la grille était entr'ouverte, j'en ai profité.

DOXINIQUB

Vraiment, vous avez de l'aplomb... Si vous croyez que je suis une passade que Ton peut s'offrir entre deux rendez-vous avec^sa maltresse, vous vous trompez.

FRANÇOIS

Qu'est-ce que vous dites?... Ahî je comprends... la jalousie de madame Beilangé a fait son œuvre.

DOMINIQUE

Le chagrin de deux femmes a dérangé vos combinaisons tout simplement.

FRANÇOIS

On m'a calomnié auprès de vous, toutes les apparences sont contre moi, mais je saurai me disculper.

Je n'écouterai pas vos mensonges.

FRANÇOIS

Vous m'écouterez. ,

DOMINIQUB

Je vous demande de sortir.

FRANÇOIS

Je vous obéirai quand vous m'aurez expliqué pour* quoi vous me chassez.

AGTB QUATRIÈME 493

DOHINIQUB

Je VOUS chasse parce que vous vous êtes associé à une vilaiiie action, dans le dessein de conserver votre maîtresse et de m'obtenir par-dessus le marché.

FRANÇOIS

Je ne suis pas tout à fait Tétre indigne que vous supposez. /

DOMINIQUE

Je suis payée pour vous connaître.

FRANÇOIS

J^ai été le complice de madame Bellangé dans le piège qu'elle vous a tendu, c'est vrai, mais je n'ai élé son complice que par faiblesse, et pour reprendre ma liberté.

Vous mentez.

FRANÇOIS

Pour me débarrasser d'elle.

DOMINIQUK

Vous mentez.

FRANÇOIS

Et je ne la reverrai pas.

DOMINIQUE

Ce n'est pas ce qu'elle prétend.

FRANÇOIS

Je ne la reverrai jamais, quoi qu'elle s'imagine, et malgré toutes les promesses qu'elle m'a arrachées.

DOMINIQUM

Allons donc!

494 m PASSi

Quand je tous ai rencontrée ici, tout h Theure, au moment où vous alliez sortir, je venais de lui dire un adieu que je considérais, moi, comme définitif. Si cet adieu n'était pas irrévocable sur mes lèvres, il Tétait au fond de mon cœur.

/ DOMINIQUE

Ça vous ressemble tellement que je devrais vous croire, mais vous ne me donnerez pas le change.

FRANÇOIS

Je vous jure que je suis sincère. Pas une minute, je n*ai eu Fidée de rester Tamant de madame Bellangé, et encore moins celle de vous obtenir^ grâce à une rupture simulée 1

SOHINIQtJB

Continuez, si bon vous semble, je ne serai pas dupe de vos protestations.

FRANÇOIS

Ah! comme le passé se retourne contre moi! Vous croiriez un autre homme, et vous ne me croyez pas quand je vous dis la vérité.

DOMINIQUE

Non, je ne vous crois pas, je ne peux pas vous croire. Il ne fallait pas tant me faire soufTrir autrefois, je serais plus crédule aujourd'hui. Tant pis pour vous, vous êtes un amant disqualifié I

FRANÇOIS

Misérable qu« je suis, j'ai perdu votre amour l

U s assied elpteoff.

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