ACTE PREMIER
Oh oui! je vous en prie, dites-le... pour qu'on me •laisse tranquille.
' MADAME DE GHAZAL
Si Gerçiaine savait comme ça vous ennuie, elle serait moins jalouse.
ETIENNE
Je me moque de vous et des autres. Tout cela, ce sont des fanfaronnades. En réalité, je travaille et je suis fidèle à ma f^mme.
MADAME DE GHAZAL
Vous lui êtes fidèle, mais voue n'êtes pas fâché de laisser supposer le contraire. '
ETIENNE
Je suis si vaniteux.
MADAME DB GHAZAI..
L'aimez-vous seulement?
ETIENNE
Vous me posez là une question qu'elle m'adressait tout à l'heure, et qu'elle m'adressera probablement avant cinq minutes.
MADAME D8 GHAZAI*.
Fat.
ETIENNE
Parions.
GERMAINE, s'avançant.
De quoi riez- vous dans ce coin ? Vous dites du mal de moi, je suis sûre.
MADAME DE GHAZAL
Non.
£tibnnk.
Non^ mon amour.
GBRMAINB^ tendremeaU
Tu m'aimes ?
ÉTIBNNB.
J'ai gagné.
GBRMAINB.
Que signifie celte plaisanterie ?
ETIENNE
J'avais parié avec madame dé Ghazal que tu me poserais cette question avant cinq minutes.
Madame de Chazal se rapproche de madame Honriet et de Pascal.
GERMAINE^ à Etienne.
Tu te moques de moi^ tu as raison^ je. suis ridicule.
ETIENNE
Voyons, grande enfant, je m'amuse.
GERMAINE, tristement.
Étrange manie des femmes qui veulent à tout prix vous arracher une bonne réponse, quand elles savent que cette réponse sera mensongère.
ETIENNE, plaisantant.
Réconcilions-nous> mon petit ordinaire.
GERMAINE
Si je suis ton ordinaire, je serai l'extraordinaire de quelqu'un.
ÉTIBNNB.
Germaine t. ••
AGT£ PREMIER 1G9
GERMAINE, gaîmcal.
Une femme n'est complète que lorsqu'elle a inspiré tous les sentiments.
Germain» se rapproche de Pascal et de madame de Ghazal.
MADAME DE GHAZAL^ à madame Henriet.
Six heures! jedine en ville, sauvons-nous. Ajjeine si j'ai le temps de me déshabiller.
• PÂSGAL.
Est-ce que ça vous coûte beaucoup?
MADAME DE GHAZAL
Au contraire.
MADAME HENRIET, à Etienne.
Adieu, gascon,
ETIENNE
Pourquoi gascon?
MADAME HENRIET
Parce que vous oubliez vos promesses.
ETIENNE
Moi?
. MADAME HENRTET.
Vous m'aviez promis de m'écrire.
ETIENNE
Ah I oui, pour vous donner une heure.
MADAME HENBIET.
Pardon, deux heures.
ETIENNE
Soit.
MADAME HENRIET
J'attends toujours votre lettre.
iO
J'ai pelisé à vous, et en voici la preuve.
MADAME HENRIET'
Votre femme noijs regarde.
ETIENNE^ grayemeai.
Tenez.
Il lui glisse dans la main son numéro de tramwaj MADAME HENRIET^ suffoquée