L.aisse-moi tranquille
ÉTIENNB.
Tu désires que je parte tristement? Eh bien, c'est fait. '
Il dte son chapeau.
GERMAINE
Oh ! ne te rassieds pas, je t'en supplie.
ETIENNE
• J'ai changé d'idée.
GBBMAZKB.
Va t'en, reprends ton chapeau, tu ne restes que pour me torturer^ ^ .
On ne peut jamais se plaindre, avec toi; tout de suite tu as de la peine.
GERMAINS
Qu'38t-ce que ça peut te faire, ma peine?
ETIENNE
Ça me gêne.
GBRMAINB.
A.h! ta bonté ne dure pas longtemps... Toujours la
môme histoire! Ça commence. par de la pitié, puis c'est de 1j>. contrainte, et finalement de l'exaspération... Tu n'as pas honte d'être aussi méchant après avoir été aussi caressant tout à l'heure? Tu as la mémoire courte, toi.
ETIENNE
Que veux'tu? Les heures se suivent et ne se ressemblent pas. Il faut bien de temps en temps changer de conversation. La vie serait trop monotone autrement.
GERMAINE
Tu as raison, on ne peut pas toujours parler d'amour.
ETIENNE
• Aimons-nous, je ne demande pas mieux, mais n'en parlons plus, sacré nom d'un chien! Il n'y a pas que Tamour au monde, il y a le travail, la famille, les enfants..
GERMAINE, stupéfaite.
Un enfant? Mais donne-m'en un !
ETIENNE
Un enfant, ça se soigne, ça se veille.
GERMAINE
Je suis trop ta maîtresse pour être une bonne mère, c'est là ce que tu veux dire ?
ETIENNE
Ah! félicitons-nous de n'avoir pas d'enfant. Ta es une brave fille et tu ferais ton devoir, j'en suis certain, seulement...
OBRMAIKE.
Seulement?