‹ Théatre d'éducationChapitre 68 sur 130 · TOINETTE, LUCIE, MÉLANIDE, DOR^E · texte numérisé non relu

TOINETTE, LUCIE, MÉLANIDE, DOR^E

MÉLANiDE, à Lucie,

V F.NEz , ma chère Lucie , embrassez-moi ^ Dorine est enchante'e de vous, et tout ce qu'elle m'en a dit me cause une joie extrême.

LUCIE, à part.

Cela me perce Tâme.

MÉLANIDE

Si vous vous conduisiez toujours ainsi , vous feriez mon bonheur.

LUCIE, avec embarras.

Ma tante...

MÉLANIDE

Promettez-moi , ma fille , que ce sera tous les jours la même chose... Tous ne répondez point , vous baissez les yeux... Vous ne voulez point prendre un engagement qui me rendroit si heureuse?

D ORINE

Oh, mademoiselle, j'en suis sûre, le rempliroit avec plaisir.

LUCIE, vivement à Dorine.

Non , mademoiselle, non...

DORINE, à Lucie.

Mais vous n'y pensez pas.

MÉLANiDE, à Lucie.

He' bien, Lucie, je ne suis pas fàclie'e de ce que vous venez de dire là j du moins il y a de la bonne foi. Je de'sire que vous ayez des talens , mais je veux avant tout que vous soyez vraie ^ c'est la première de toutes les vertus.

LUCIE, à part.

Comme tout cela me fait souffrir; quel reproche pour moi !

M É L A N m E Ne parlons plus d'e'tude aujourd'hui \ Dorine est contente de vous , il faut vous en récompenser ; ne songeons qu'à nous divertir.

LUCIE

En vérité', ma tante, je ne mérite point de récompense.

MÉL AÎS'IDE.

Cette opinion ne vous en rend que plus

digne.

D 0 R I N E , bas à Lucie.

Quittez donc cet air embarrasse'.

LUCIE, à Dorine avec humeur.

Laissez-moi.

ivi É L A. N I D E , à Lucie.

Ma fille, je vous trouve abattue et change'e ^ vous n êtes pas malade ?...

LUCIE

Non 5 ma tante.

MÉLANIDE

C'est sa leçon qui Faura trop appllque'e. ( A Dorine. ) Il ne faut pas non plus les lui donner si] longues. Je ne veux pas qu'ion la fatigue.

LUCIE, à part.

Elle ne dit pas un mot qui ne me pe'nètre.

MÉLANIDE

Il n'est que quatre heures ^ je vais faire un tour de jardin avant cracliever ma toilette. Lucie , voulez-venir avec moi 't

LUCIE

Yolonticrs, ma tante.

L'air vous fera du bien, car je parie que vous avez mal à la tcle^ venez, mon enfant... (Elle s'appuie sur Lucie, elles sortent^ Toinette les suit. )

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