MÉLANIDE, TOINETTE, LUCIE
MÉLANID E.
JjIa chère Lucie, je viens vous remercier de rintention où vous étiez de m'avouer vos fautes.
Quoi ! ma tante, Toinelte vous a dit ?....
Elle m'a tout conte', et m'a montré la lettre malgré votre défense, que j'approuve cependant. Dorine a reçu le juste prix de ses noirceurs, elle est démasquée et renvoyée.
LUCIE
Quoi! vous venez donc de la rencontrer ?
3IÉLANIDE.
Dans finstant, et je lui ai signifié son congé.
25o L'ENFANT GATE,-
LUCIE
Mais quel sera son asile?...
MÉLANIDE
Je Tignoi e.
LUCIE
Ah! ma tante, elle est sans fortune^ je vous conjure....
MÉLANIDE
Il suffit, VOUS le desirez, je v.ous promets de lui procurer les secours dont elle aura besoin. Enfin, grâce au ciel, son imprudence a reparé le tort que vous faisoit sa perfidie. Que cette cruelle expe'rience vous apprenne, mon enfant, à vous défier des flatteurs, et à chérir la vérité, qui seule peut nous éclairer sur nos fautes, et réprimer Tamour-propre qui nous séduit et nous égare.