LA GOUVERNANTE
Mais je ne me suis aperçue de rien..,
MADAME DESMARETS
Comment ça t'esl-il arrivé?
MARTRE
Qu'est-ce qui t'a fait ça?
(Pierre ne répond pas.) MADAME DESMA'ŒTS
Allons, voyons, petit cachoti«r!... .
MARTHE, à Madeleine.
Tu le sais, toi? C'est en jouant?...
PIERRE, vivement.
Oui, maman, c'est en jouant.
108 THEATH?: D'EPOIÎVAME
iV.AlSÏUE, le regardant.
Oh! mon petit Pierre, tu me caches quelque chose, tu me mens...
PIERRE, baissant la têta.
Mais non, maman...
MADAME DESMARET
C'est très vilain!
MADELEINE, allant i sa mèr*.
Ne le gronde pas, maman! C'est moi...
MADAME DESMARETS
Comment, toi?
PIERRE, protestant.
Mais non...
MADELEINE, regardant son fn ro fixomont pour Tempêchor de dire le contraire.
Si... si... c'est moi... je l'ai poussé...
mautue
Toi, Madeleine? Mais, malheureuse enfant, tuaurais pu le blesser très sérieusement.
PIERRE
Je n'ai plus de mal du tout, maman, du tout... Ne gronde pas Madeleine...
MARTHE, à Madeleinn, sévèrement.
C'est la première fois que j'apprends que tu as été
brutale avec ton frère... je ne l'aurais jamais crue capable de ça...
MADELEINE, s'approchant de sa mère, émue.
Mais, maman...
MARTHE, la repoussant.
Allons, laisse-moi!... (a la gouvernante.) Allsz les coucher. Mademoiselle... (Embrassant tendrement Pierre.) BOU-
soir, mon petit Pierrot... va te reposer... Ça ne sera rien.
MADAME DESMARETS, l'embrassant aussi.
Bonsoir, mon chéri. (A Madeleine.) Méchante, va... (k la gouvernante.) Quand il scra couché, faites chauffer îéi^èremerit une lame de couleau et appuyez-la sur son front... c'est un remède de bonne femme, mais il
paraît que c'est très bon... (La gouvernante sort à droite avec
lo» enfants.) Ahl avcc Ics cufauts, OU u'cst jamais tranquille...