GO DU RE AU. I
Vraiment...
CAMILLE
AIR de la Petite Sœur.
Mais, s'il est quelque engagement, Des conditions qu'elle ait faites!...
Jamais de trahisons secrùtes...
Rompre toujours ouvertement, C'est la probité des grisettes...
Des grisettes.
M. DE CE R AN
A la bonne heure!... malgré cela, Comme moi, vous savez sans doute Qu'ainsi qu'ailleurs, dans ce corps-là, On fait quelquefois banqueroute.
C A Ji I L L E, regardant M. de Céran. Quelquefois. .. ça s'est vu !
M. DE CÉRAN
\H moi, je lui offre avec mon cœur mon liotel , ma voiture... ma voiture qui doit être en route pour venir... (Il se reprend.) Pour aller la chercher. CAMILLE, à part.
Ah! mon Dieu!...
M. DE CÉRAN
Nous devions faire une promenade... agréable, où j'espérais la décider...
GODURE \U.
Pendant que l'autre sera à la Bourse!... (Riant.) Ah ! ah ! ah !
M. DE CÉRAN
C'eût été drôle, n'est-ce pas!... (Us rient tous les trois.)
LUDOVIC, riant aussi, dans l'armoire.
Jobard de cousin, va! ah! ah! ah!
GODUREAU.
Vous la déciderez, monsieur le comte... vous la [déciderez... c'est charmant!... dites donc... un de |mes confrères, vous me direz son nom!... Ah! ah! ah!... Il vous faut de l'arpient... voulez-vous passer dans mon petit boudoir... Camille va vous donner ce qu'il vous faut pour le billet... la reconnaissance...
LUDOVIC, à Camille, de l'armoire.
N'y va pas ! . . .
CAMILLE
AïK : On prétend qu'en ce voisinage.
Mourir pour moi?... pauvre jeune homme!
GODUREAU.
Vous allez me faire un reçu , Ht je vous apporte la somme...
M. DE CÉRAN
Cinq mille l'rancs...
GODUREAU.
C'est convenu.
.)u vous les promets et pour cause...
Un confrère qu'on dupe ainsi !
.l'y veux être pour quelque chose.
(Il donne la main à Camille.)
M. DE CÉRAN
Et moi, j'y Compte bien aussi.
ENSEMBLE