DUR EAU
<'.amille! Caiiiille!
CAMILLE
Ah! est-ce que votre jalousie va vous reprendre ?
GODUREAU.
Du tout, du tout! mais il y a ici quelqu'un qui vole mon Champagne, qui boit mon argent... c'està-dire...
CAMILLE
Est-ce que je sais... (Marengo ferme la porte avec bruit. On l'entend rire dans l'armoire.)
GODUREAU.
C'est là... il y a quelqu'un là-dedans!
CAMILLE, étonnée.
Dame! il paraît... c'est possible... mais, si je sais qui...
GODUREAU.
Laissez donc... c'est quelqu'un que vous aimez...
CAMILLE
Eh bien! quand cela serait! est-ce que ça m'est défendu? est-ce que je ne puis pas aimer qui je veux?... et d'abord ce n'est pas vous...
GODUREAU.
Ah ! vous le prenez sur ce ton-là. Eh bien ! nous allons voir... Et d'abord, je veux que le misérable qui est là en sorte sur-le-champ, qu'il me rende ce qu'il m'a volé... le scélérat... le lâche ! il a peur !
CAMILLE, entre l'armoire et lui.
Monsieur...
GODUREAU.
Laissez-moi... qu'il sorte! ou j'enfonce l'armoire.
-\i A r. E .\ G 0 , se iiiuutraut.
Air : Me voilà!
Me voilà!
GODUREAU, parlant.
Un soldat!..
CAMILLE, de même.
Marengo 1
MARENGO, continuant.
Me voilà!
l'rèt à vous satisfaire !
Me voilà ! (bis.)
.V vos ordres, je suis là !
CAMILLK ET GODUREAU.
Il est là! Le voilà!
Quel mystère Est-ce là !
CAMILLE, courant à lui.
Marengo! ma vioill' connaissance !
Quel plaisir, niam'zello Krétillon !
GODUREAU.