‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 168 sur 764 · CAMIL I.L · texte numérisé non relu

CAMIL I.L

Ah! quell<! tendresse! (,"a l'est donc revenu'.'

AUGUSTA

Hein!... pourquoi me dis-tu ça?... parce que je ne viens pas te voir?... Ah! ma chère, il ne faut pas m'en vouloir, j'ai tant de travaux!... l'Opéra me tue!... tiens, je viens d'étudier, chez notre maître de ballets, un pas que je ne puis me mettre dans la tétc.

CAMILLE

C'est-à-dire, dans les jambes.

AUGUSTA

Tu es heureuse, n'est-ce pas? J'ai appris que tu étais riche... que tu avais une voiture, des rentes...

CAMILLE

Je ne sais pas comment cela s'est fait, je n'ai rien pris...

AUGUSTA

Mais tu as accepté, c'est une autre manière, ce n'est pas la mienne... tu sais, j'ai toujours eu des principes d'économie. A propos, tu aimes toujours Ludovic ?...

c \ MILLE.

Toujours !

AUGUSTA, à elle-même.

L'infâme!

Tu dis?...

AUGUSTA

Rien... je t'exjjliquerai ça... c'est un service que je veux te rendre... à charge de revanche... je viens t'en demander un.

CAMILLE

A moi ?

AUGU s TA.

Laisse-moi le cœur de M. Malbroug?

CAMILLE

iM. Malbroug... mais, il est mort!

AUGUSTA

Oh ! tu sais bien ce que je veux te dire, ce n'est pas celui-là... c'est lord Malbroug, cet aimable ji'uiu'. homme, attaché à l'ambassade anglaise... je sais qu'il l'a vue à ce bal d'artistes où tu as eu tant de succès... depuis cette nuit-là, il t'aime, je le sais, il te l'a écrit... Oh ! ne joue pas la surprise... avoue, ne fais pas de la diplomatie... je suis plus forte que toi... je vis là-dedans...

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