I. I ST
.Ni mt)i non plus... mais, ça u'emiiéchc pas... au ('(inlrairc
KHKTILLON.
CAMILLE
l'.li bien... je te livre M. Malbroiig... je n'y pirtends lien... j'ai mieux que ça.
AUGUSTA
Un prince russe?
Mieux encore... mon Ludovic.
AUGUSTA
Ah! c'est juste... mais, service pour service... apprends donc qu'il te ftiit des traits, ma chère.
CAMILLE
Qui?... Ludovic!
AUGUSTA
Avec Lolotte... une de nos demoiselles des chœurs... une petite brune, maigre et bancale ([ui danse comme ça, tiens... (Elle danse d'uno inauière ridicule.)
Allons donc... c'est impossible.
Il y a deux mois que cela dure, elle lui niante un argent fou.
CAMILLE
Ludovic!... Ludovic!... Oh! l'indigne!... si tu savais ce que j'ai fait pour lui... depuis le remplaçant, qui m'a tant coûté !...
AUGUSTA
Ah! Marengo!... je l'ai vu dernièrement qui montait la garde rue Grange-Batelière.
CAMILLE
Et pour ménager sa délicatesse, cette pension sous le nom de son oncle... tout à l'heure encore, j'allais... (Essuyant des larmes.) Oh ! les hommes!... les hommes!... moi qui les ai tant aimés!
AUGUSTA
Ils ontdu bon!... mais ce sont des monstres! Tiens, par exemple, ce vieux général Darcourt qui m'adorait, il devait me laisser toute sa fortune, il n'avait pas d'héritier, à ce qu'il disait... et pas du tout!... il se meurt, et j'apprends qu'il laisse sa fortune à des inconnus... des enfants naturels... un homme sans mœurs, quoi !
CAMILLE, sans l'écouter.
Ah ! il lui faut une Lolotte !...
J'ai voulu fouvrir les yeux en bonne camarade... pour te prouver que je t'aime toujours. CAMILLE, regardant la porte à gauche.
Oh! il me tarde de le revoir !
AUGUSTA
C'est comme moi, M. Malbroug... dis-moi donc, dines-tu chez toi?
CAMILLE
Oui, oui, j'ai du monde encore!...
AUGUSTA
Eh bien! je m'invite... je n'ai pas d'Opéra... (A part.) Je veux savoir si elle me trompe. (Elle va pour .sortir par le fond.)