ACTE OUATHIÈME
JOSEPH, cnlraut.
Qu'est-ce qui lui prend? Est-ce qu'il est fou'?...
MARENGO
C'est qu'elle pense à tout, elle n'oubliL- personne personne, excepté moi, le pauvre soldat ! CODunEAU, revenant avec une bouteille et un verre, Marcngo I Marongo !
JOSEPH
Marengo, qu'est-ce que c'est que ça?
M A II E N G 0 , s'avançant.
Présent!
GODtREAL.
Lllî! mais, Dieu me pardonne, c'est l'uniforme de l'armoire... Ah çà! ils se sont donc tous donné rendez-vous ici. Tenez, mon brave, tenez,., voilà ce que Frétillon vous prie de boire à sa santé.
Vrai ! elle a aussi pensé à moi ! Suffit.
TOUS, appelant du dehors.
Godureau! Godureau! (Godureau rentre.)
MARENGO
Au milieu des prisonniers, elle envoie la goutte à l'ancienne connaissance qui a celui de les garder. (S'essuyant les yeui. — II boit.) Obéissance passive.
JOSEPH
Dites donc, monsieur Marengo.,, c'est un beau nom de baptême que vous avez là.
MARENGO
ÎS'est-ce pas? Je suis un enfant de troupe... et les anciens m'ont appelé Marengo, parce que je suis venu au monde le jour de la bataille d'Austerlitz.
JOSEPH
C'est fameux, ça... ch! voilà monsieur Lcgras, l'huissier.
LECn AS.
Moi-même, mon ami, moi-même, je viens pour une afl'airc.., une affaire très-pressée.., une dame qui m'a donné rendez-vous pour la créance de monsieur Ludovic.
C'est elle... toujours elle... du Champagne à l'un, des sros sous à l'autre, c'est une ânic pétrie dans le bienfait, quoi!