LE GRAS
Permettez...
Encore! ah! liens... (Lui jetant son châle.) pur cachemire, mon cher... mais rien de plus... Dame! la plus belle lille du monde ne jieut donner... Quanta toi, Anatole, à toi, Ferdinand... à demain, je suis riche, et il ne sera pas dit que je ferai tort do ce que je possède à de pauvres diables qui m'ont aimée; comptez sur moi , tant que je pourrai payer des rançons, j'en paierai... Quant à vous, monsieur de Céran, demain vous sortirez d'ici, je verrai les autorités, je les attendrirai, ou j'y perdrai mon nom de Frétillon!
Air du Cabaret.
-Vinsi, comme une enchanteresse, Chassant le malheur de ces lieux, Sous ces tristes verrous je laisse L'espérance... faute de mieux!
Comme ce Champagne efficace.
Qui, pour nous, vient tout embellir, Je vi;ux que partout où je passe Il ne reste que du plaisir.
Adieu, adieu, partons ! (Ils vont pour sortir.) JOSEPH, se plaçant entre eux. A Camille. Vous, à la bonne heure, mais Monsieur, ça ne se peut pas.
LUDOVIC
Comment! ça ne se peut pas.
JOSEPH
11 faut qu'on lève son écrou.
LEGUAS.
Et pour cela, il faut que la somme soit liquide.
LUDOVIC
Qu'est-ce qui parle de liquide... est-ce qu"il n'en a pas assez, l'huissier?
JOSEPH
Faut qu'il reste.
CAMILLE, passant à Ludovic.
Et moi, je vous dis que Ludovic ne restera pas ici... mon Ludovic! (On entend un roulement de tam-
llOlU'. )
M. DE CÉUAN.
Entendez-vous? les portes vont être fermées; je retourne à la politique.
Kt moi, je reste à la dette.
CAMILLE
Pauvre garçon! encore une nuit! ça doit être triste, une nuit en prison; mais elle ne sera pas mauvaise, je l'espère; vous rêverez à moi. Allons, à demain, à demain !
Air du Philtre.
Adieu donc, loin de vous Je pars, mais bientôt, je l'espère, .■V ma table vous serez tous ; Je vous y donne rendez-vous.
CHŒUR
Adieu donc, loin de nous Elle part, mais bientôt, je l'espère, A sa table nous serons tous ;