DE B R 1 N V I L L E
Eh bien, je viens exprès vous annoncer qu'il est accompli.
COLALDET.
Il serait possible!... j'exécuterais encore mes messes chéries dans ce bijou de chapelle? Ah! mon cher Adolphe! monsieur le comte, veux-je dire... (A part.) Est-il devenu obligeant!... si c'est ainsi que les grandeurs vous changent, il n'y a, ma foi ! pas grand mal.
DE BRINVILLE, lui mettant la main sur l'épaule.
Nous voyez que je vous traite en vieille connaissance.
COLAL DET, à part.
Il est vraiment bien bon garçon.
DE BRIN VILLE
Et pour nous mettre tout à fait sur le pied d'égalité d'autrefois, je vous demanderai un petit service à mon tour.
COLAUDET.
Un service!... dix, vingt... tant que vous voudrez... Ah! parlez... car, voyez-vous, mon bon Adolphe, sans que ça paraisse, j'ai des torts à réparer. J'ai toujours été injuste à votre égard... je vous croyais un peu égoïste... un peu sec, quand vous êtes le plus obligeant des hommes !... aussi, maintenant, parlez, demandez... pour vous, je suis prêt à me jeter dans le feu, s'il le faut.
DE BRIN VI LLE
Eh bien!... (Après un temps.) Ces lettres qu'à Rome vous receviez pour moi...
COLAUDET.
Ah! diable! nous en avez besoin?
DE BRIN VILLE
Ne les auriez-vous plus?
COLAUDET, avec bonhoiuie.
Je pense que si... dans quelque coin de mon cabinet, avec certaines chansons grivoises de ce diable de Givet... je ne sais où... et vous désirez que je vous lus rende?