CO I.AL DET
Fais ce que je te dis... il y va de sou bonheur. (Il sort.)
M \RIE, se levant.
Mais on a arrêté Julien à la porte de cette maisou... ma marraine, madame do Brescieux, va d''couvrir ma retraite.
.Madame de Brévieux...
MARIE
Madame de Brescieux.
BARDOU
C'est la même chose; mais soyez tranquille, entrez dans cette chambre... M. Colaudet ne veut pas qu'on vous emmène, et j)ersonne ne vous emmènera. (Il la conduit à la cli;imbre i droite, où il la fait cnlriT, puis d'un ton solennel.) Vous êtes sous ma garde... vous pouvez dire : Le petit Bardou me giirdi;, il sufttl. .. je vas fermer lu porte... Itcdesciudant.) Je vois ce que c'est... c'est pour Julien qu'il fait tout ça... j'ai eu une bonne idée d'aller chez le docteur... ludiquanl le bocal.) Voilà
l'affaire... je m'en suis flanqué pour cinq francs quatre-vingts!
SCKNE XIX.
M. DE BRINVILLE, BARDOL.
DE BRINVILLE, Sortant dn cabinet de Colandet,
une liasse de lettres à la main; à lui-même. Enfin, je les ai toutes retrouvées... Colaudet est un digne garçon... je ne me rcpens pas de ce que j'ai fait... je ne pouvais pas me montrer moins généreux que lui.
BARDOi", à lui-même.
Ah! mon Dieu! si madame machin, la princesse, la baronne, la marquise, je ne sais quoi... allait venir avec les gendarmes... je serais joli garçon... comment me tirer de là? (Il se promène en gesticulant.)
DE B r. I \ v I L L E, l'arrêtant.
Mon ami.
BARDOL.
.\li ! l'étranger !
DE BRI N VILLE
Vous direz à Colaudet que je le recevrai demain avec plaisir. ( Il va pour sortir, madame de Brescieni entre vivement par le fond, en s'adressant à M. de Brinville.)