I.ÉONIE
Qu'attendez-vous?
ERNEST
Mais, que vous m'indiquiez le chemin.
LÉONIE
Moi!... vous comptiez sur moi pour cela... vous voulez donc me perdre.
ERNEST
Non; mais je voudrais me .sauver... Léonie, un mot.
LKOME.
On peut me voir; on peut ino voir, vous dis-je, Ernost... adieu, adieu... (Elle s'enfuit par la porte du fond.)
En^EST, à lui-même.
Eli bien!... elle me laisse... c'est aimable de sa part!... comment faire maintenant?... je suis furieux, oui, furieux, et j'ai raison... car... c'està-dire, je ne sais pas si j'ai raison... si l'on nous eût aperçus!... ceci annonce au moins un grand fond deprudence .. je ne puis pas ici m'attendre à ces dévouements exaltés dont j'ai l'habitude... toute réflexion faite, cela doit être bien.
ANNETTE, de la chambre de madame de Prangey.
Oui, madame, un jeune homme... c'est comme si vous l'aviez vu.
ERAEST, écoutant.
Vu, qui?moi, peut-être... Allons, me voilà pris... Vite dans ma cachette... Dieu sait comment j'en sortirai maintenant. (Il rentre dans la chambre de Fanny.)