‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 285 sur 764 · FANNY ET ERNEST · texte numérisé non relu

FANNY ET ERNEST

Pourquoi donc ce mystère?... Que veut dire ceci?

Quand d'un mot à sa mère Tout serait éclairci.

RAYMOND

Quel est donc ce mystère...

Que veut dire ceci?

Ah! pour moi, je l'esjjère, Tout se trouve éclairci.

MADAME DE P R ANGEY, à Ernest.

Pouvez-vous bien, monsieur?... j'étouffe de fureur... Pour sauver la coupable, oser... c'est une horreur!

ERNEST

Mais, madame...

DES OR ME S, à Ernest.

Deux mots... Impunément, j'espèro, Vous n'aurez pas d'une famille entière

(A Fanny.) Terni l'honneur... Vous de cette maison, Ce soir, vous partirez.

FANNY

Grand Dieu 1 DESORMKS.

Point de iiardun !

Me renvoyer, me chasser!... et personne qui puisse savoir... c|ui veuille croire... je suis per- <lue... (Elle fait quelques pas vers le fond.)

RAYMOND, l'arrêtant et la ramenant.

Perdue!... vous, Fanny! oh! non, non... vous avez un ami qui vous resie, qui ne vous abandoti-

nera pas... (A Desormes.) Monsieur Desormes, je vous demande la main de votre nièce, mademoiselle Fanny Beauclair.

FANNY

Qu'entends-je?

I, Éo.\ I E, se levant.

Est-il possible!

DES OR M ES

Sa main... vous, Raymond'?

ERNEST, à part.

Voilà donc pourquoi, cette nuit, monsieur l'officier du génie était si fort en colère.

FANNY

11 m'aimerait, lui!

Reprise de l'ensemble.

MADAME DE PRANGKY.

11 l'épouse, mon frère.

Que veut dire ceci?

Et quand donc ce mystère Sera-t-il éclairci?

DESORMES.

Quel est donc ce mystère?

Que veut dire ceci?

Raymond, qu'allez-vous faire?

Qui donc se trompe ici?

FANNY

Ah ! je tremble et j'espère.

Il m'offre son appui , Grand Dieu! que dois-je faire? Être aimée , et par lui !

LÉONIE, regardant Raymond.

Grand Dieu ! que dois-je faire ?

Oui, je vois bien qu'ici A ses yeux ce mystère Est enfin éclairci.

ERNEST

A la fin , ce mystère Pour eux s'est éclairci; Ils finiront, j'espère.

Par me comprendre aussi.

RAYMOND

Combien elle m'est chère!

.le le sens aujourd'hui , Ah I pour la vie entière Me voilà son appui.

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