‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 314 sur 764 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les Mêmes, GUIMOUL, en nourriie, même costume que Marie.

i; R I M 0 U L , faisant la révérence. Pardon , excuse, messieurs et daines, si j' vous dérangeons.

M \l) A M i; DAU BIN ET.

Qu'est-ce ?(iue demandez-vous, la boum-?

Je v'iions, en passant, dire un petit lioujoiu' à la payse Marie Grinchon.

MARIE, se rotouruaut.

Hein! à moi ?...

(. I'. I Mt)( !..

.\ qui j'apportais drs bardes... A .Mario. I'.'Mijour, coniinèrc...

M m; m:, à pari.

Vh! (Jrimoi:! !

<.ItI MOL L, aux autres.

Je suis sa commère!...

Tiens ! la commère Bertrand...

PVTOUILLET.

Ah ! oui... celle qui est venue à Paris, avec cet insolent de Grimoul.

Oh ! oh ! insolent tout de même, not' monsieur; vous avez bon raison, itou! Pardon, excuse, messieurs et dames, si j'embrassons la commère. (Bas, embrassant Marie.) Je t'avais bien dit ([ue malgré eux...

I)A L Bl NET.

Beau... beau... briu de fem... femme tout... tout... à fait.

M.VKIE, à part.

Est-il audacieux, donc...

PATOLILLET.

L'nc bonne figure.

G R I JI 0 u L.

N'est-ce pas ? et la taille soignée.

Air : L'iie robe léijèi-e.

J'ai mis pour ce voyage Mon plus joli bonnet.

Mon jupon à ramage Avec mon beau corset.

Et puis une tournure...

Parce qu'on m'a chanté Qu'à Paris la nature, Embellit la beauté.

PATOUILLET

Et NOUS retournez chez vous, la nourrice...

CBIMOUL.

Mais oui , not' bourgeois, je viens de rain'nor un nourrisson, et j' m'en retournons à vide... oh! oh!

MADAME DAUBINEr.

Et vous avez laissé ce Grimoul?

Ma fine, je n' sais pas, c'est un batifuleux, il rouit après les jeunesses quand all's sont gcntiil'-^.

Ahulaiiie Marie en sait (pielque chose.

Pas possibli^ !

PATO L I I. I.ET.

Le scélérat...

lit moi qui venions passer la nuit chez la commère avec votre permission, parci; (pie Grimoul viendra ci; soir à l'auberge... me rejoindre, et il me fait peur.

p VTULI I.I.ET.

Oh: ..Il :

I) \l 1! 1 \ II.

iîali ! bah ! commi'iit çuV

Gll IMO( L.

(rest ipi'ou a d" la vertu , et en ronli-, voyezvous, il m'a chiifonnée...

m: S DKi'x N ou H II ici: s.

PATOi: I 1.1, Kl.

Il \oiis a iiiai)([ii('...

(in 1 M OUI..

Ail mais! j'y ai irpondu ferino... c'est t^gal , il allait toujours... licurcusemoiit, v'k'i un poii;iiclA. i 11 serre la main de Patouillcl.)

P ATOLII. I. KT, poussant iili iii.

Ali!

t: 1! I AIOU !..

<»li! oli!

!■ nOtlI.LET.

I,a i;ailiaicle, j'ai le poignet démis!

M A R I K , riant à part.

Tant mieux...

M \l)KLEIXE.

Parlez-moi d'une noufrice comme ça, au imàns, il y a de l'étolTe.

M A l) A .1 E I) A t It I \ E T.

J'en suis fâchée, la bonne femme, mais il n'est pas sûr que Marie...

PATOLILLET, à part.

Elle reçoit* des amoureux à mon nez et à ma barbe! (Passant entre Danbinet et sa IV.uimip.) Attendez donc, au fait, une idée!

D A l li I \ E T.

<}n('... quelle idée?

MADAME DAiniNET.

Qu'est-ce que c'est?

PATOtJlLLET.

Écoutez-moi, mes chers amis... (lisse rappioiLout et parlent bas tous les trois.)

G RI M CUL, bas i Marie.

Hein, la frime!... comme ça, ils ne se douteront de rien.

MARIE, bas à Grimoiil.

Pas de mines, Madeleine te r'gardc.

MADELE1!\E, à Griinoiil.

Dites donc... si Marie n' peut pas, à cause d'Isidore... je vous offre ma chambre et mon lit, c'està-dire la moitié.

La moitié, c'est tout ce qu'il faut, voulez-vous permettre itou. (Il s'approche pour l'embrasser.)

MADELEIXE.

Avec plaisir.

MARIE, à part.

Eh bien , ch bien ! (Tirant Grimonl par son jupon.) Qu'est-ce qu'il y a d' nouveau au pays, commère?

OniMOUL.

Mais, pas grand' chose.

D vu BINE T.

J'ap... jap... j'approuve.

(Commère Beitrand !

^'ot' bourgeois...

p \Ï0 1JII, I,ET.

Ecoutez, on a à vous parler... (A m:ulame Daubiiiel.) Vous, pendant ce tcmps-Ià, prévenez Marie de votre résolution.

M \ il A mi; DAl lil\ ET.

Suivez-moi, .Marie, vous serez libre tout à l'heure de causer avec votre payse.

Oui, ini pelit brin... jusqu'à demain.

MARIE, à part, en .sorttnt avec iiiaciiiiic itanliinei. Tiens! qu'est-ce qu'ils ont.'

PATOUILLET

Nous, Madeleine, allez faire de l'eau sucrée à votre maître.

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