‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 345 sur 764 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

MADAME DESNELLES et CAROLINE à gauche; VAN-IiROOK et LISTOU,

entrant par le fond; EDOUARD, à lu table. CAROLINE, à Van-Brook.

Qu'y a-t-il ? que venez-vous nous annoncer?

VAN-RROOK, à Caroline.

Que tout est prêt.

USTOi', de l'autre coté, à Edouard.

Voilà nos mulets qui s'impatientent.

EDOUARD, cachetant sa lettre.

J'ai fini, et nous partons.

CAROLINE, jouant rétonnemeut.

Comment?... est-ce que monsieur va aussi à Gripp. (Edouard s'incline en signe d'assentiment.)

LISTOU.

Sans doute! c'est moi qui le conduit, madame le sait bien.

Comment cela?

LISTOU.

Parce que madame me l'a demandé ce matin.

EDOUARD, à part, avec joie.

Est-il possible?

v A N - Il R 0 o K , avec reproche. Comment,' madame?...

CAROLINE, riant.

C'est juste! (Montrant Liston.) Il me l'avait dit et je l'avais oublié; je m'en accuse!... Monsieur vient-il avec nous par la vallée de Campan?

EDOUARD

Non, madame, par un autre coté.

CAROLINE, éiouuée.

Ah !...

EDOUARD

Par les montagnes ([ue je ne connais pas encore, et comme je pars demain...

\ w-BROOk, avec joie.

Demain !...

MADAME DE.SNELLES, bas, à Caroline.

C'est bien fait!

CAROLINE, avec crainte.

Ce n'est pas possible, vous changerez d'idée.

ÉnOU A RD.

Demain au point du jour.

AVIS AUX COQUETTES

VAN-BROOK , à part.

Le brave jeune homme!

MADAME DESCELLES, bas, à sa nièce dont ellp

remarque le dépit.

Ali! si j'osais, je l'embrasserais!

EDOUARD , à part.

Elle veut que je reste ! c'est bon signe.

CAROLINE, bas, à madame Di>snclles.

Patience ! il n'est pas encore parti.

MADAME DESSELLES, étonnée.

Et comment?

CAROLINE

Cela me regarde.

Air final du Cheval de lironze {\" acte).

[madame DESNELLES, EDOUARD, VAN-BROOK.

Partons, la matinée est belle, Et dans ce pays enchanté, C'est le plaisir qui nous appelle, Le plaisir donne la santé.

CAROLINE

Il n'a de salut qu'en l'absence :

Je vois quels projets sont les siens.

Mais pour qu'il tombe en ma puissance Un jour suffit, et je le tiens.

Un des rivaux est en retraite, et pour éloigner l'autre, hélas!

Je ne quitte pas la coquette.

(Il offre son bras à Caroline, qui lui montre sa tante.)

CAROLINE

Ma tante accepte votre bras.

(Van-Brook s'empresse d'offrir son bras à madame Desnolles qui l'acceiite. En ce moment, Alfred paraît à la porte de la chambre à gaucbe.)

EDOUARD

Du courage et de l'espérance, Je vois quels projets sont les siens ; Pour qu'elle tombe en ma puissance.

Un jour suffit, et je la tiens.

TOUS

Partons, la matinée est belle, Et dans ce pays enchanté, C'est le plaisir qui nous appelle, Et le plaisir rend la santé.

(Van-Brook sort en donnant le bras à madame Desnelles, et en regardant toujours Caroline. — Caroline sort par la droite, en regardant Edouard. — Edouard sort par la gauche avec Listou. — Alfred sort de sa chambre et les suit de loin.)

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