‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 398 sur 764 · LIS A · texte numérisé non relu

LIS A

Ah! j'ai peine ;\ me soutenir... Frédéric !... Frédéric! personne ne répond... suis-jc donc arrivée trop tard?... Ces armes, jetées au hasard... et ce paravent... que me cacho-t-il, grand Dieu?... peutêtre... Ah! je frémis et n'ose avancer... allons, du courage. (Elle s'avance vers le paravent pour l'ouvrir, Frédéric paraît à ses yeiu.) Frédéric ! ah ! le ciel soit béni. (Elle court à lui.)

1 RÉDKRIC.

Vous! vous ici, madame!

i.oi is \.

Vous vouliez mourir, il fallait bien vous en empêcher.

FRÉDKRIC, ;i part.

Pourvu qu'elle ne regarde pas derrière le paravent...

CRÉPC. Il est monté sur iin tabouret, et regarde par-dessus le paravent.

Oh! moi qui voulais rayer Dalimbert.

LOUISA

Ah! qu'elle m'a fait de mal, cette lettre cruelle... Le serment de ne plus vous voir... mes préparatifs de départ... M. Dalimbert que j'attendais... j'ai tout oublié... je suis accourue ici, au risque de compromettre tout mon avenir.

FRÉDÉRIC, à part.

Elle est venue... venue pour moi... et il est là!

LOUISA

Vous paraissez honteux, repentint... oh! vous avez raison, monsieur, et puisque vous n'êtes pas mort, il faut que je vous gronde sérieusement...

FRÉDÉRIC

Louisa, par pitié, épargnez-moi... (Il a aperçu Crépu à qui il fait signe de ne pas se montrer. Celui-ci fait un trou avec un couteau au paravent et regarde à travers.)

Mais qu'avcz-vous donc, monsieur? ce trouble, cet embarras...

FRÉDÉRIC

Moi, madame, je n'ai jamais été plus calme, plus tranquille... (Crépu s'assied et mange.)

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