I.A DlCIIKsSE, s'oiibliant
Eii véritO?...
RLY GOMÈS , à part.
. C'est ellel... (Haut.) Que puis-je conclure de son départ précipité, je vous le demande?... Une seule chose!... C'est qu'elle a craint de faiblir en ma présence, de se laisser toucher par mes prières!... Et maintenant... oh ! maintenant... je suis sûr do son amour.
\..\ 1)1 cil ESSE, s'ûubliaut tout à fait. L'impertinent! oser me dire en face!...
RUY GOMi:s.
Ah ! c'était donc vous, madame?
LA DUCHESSE, jetant loin d'elle son bonnet et sa mantille.
Oui, monsieur, c'est moi! c'est moi-mèmo qui vous déclare que je ne faiblirai pas, que je ne vous aime pas, que je ne vous aimerai jamais !
r. LV GOMÈS.
Oh! pardon, pardon, madame!... Je vous avais reconnue, et je n'ai été impertinent que pour vous contraindre à vous trahir. Il me faut à moi des entrevues ofiicielles et îi visage découvert!... Sans cela, oh! croyez-le bien, sans cela je n'aurais jamais prononcé des paroles qui ne devaient pas sortir de ma bouche... quoique la conviction soit dans mon cœur.
L \ DUCHESSE
Encore!... Mais quand je vous dis, monsieur, ([ue je ne vous aime pas!...
RUY GOMÈS
Kh! mon Dieu, madame, je vous crois!... je vous crois... pour le présent!... mais pour l'avenir!... qui peut en répondre?... Aujourd'hui, je ne vous plais pas... je vous déplais même... c'estpossible !... Mais dans un an, dix ans, cjuinze ans... Qui sait? Je suis jeune, j'ai le temps d'attendre.
LA DUCHESSE
A la bonne heure... Mais je ne l'ai pas, moi, car je me marie au marquis de Santa-Crux dans trois jours.
RIY GOMÈS.
Dans trois jours?
LA DUCHESSE
Eh! vraiment oui!... Vous convi<Midrez qa(î c'est bien peu pour changer mes dispositions à \otre égard.
i;rv (.OMÈs, ijiii a paru réfléchir.
Ca'Àvl sulliia, madame.
L \ DUCHESSE
Par exoniph^I...