‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 493 sur 764 · I ELBE HT · texte numérisé non relu

I ELBE HT

Tu ne sais donc pas que je l'aime plus que ma vie...

Ah! bail!... diable, aussi, je ne pouvais pas deviner; et comme je ne savais rien de ton amour... j'ai rendu la réponse au prince...

MELBERT.

Ainsi, non content de se jouer de moi... en te choisissant pour mon collègue...

FRI El) LIN.

iMcrci bien...

MELBERT.

Le prince veut encore m'enlcver celle ([uc j'aime...

FUIEBLIN.

T'enlever! un instant! nous sommes là... et puisque le rendez-vous est pour toi... eh bien! il faut aussi le reprendre.

MELBERT.

Au prince?...

FniEDLI\.

Au diable lui-même... si le diable l'avait obtenu... D'abord, quels sont les parents de la jeune personne?...

MELBERT.

Elle a été élevée par la femme de l'envoyé de Bade.

FRIEDLIN.

La femme de l'envoyé?

MELBERT.

Oui, la belle Clarisse de Liebnau...

FRIEDLIN.

Ah ! mon Dieu !

MELBERT.

Qui lui a servi de mère, et qui ne l'a pas quittée depuis sa naissance; car Stella, qui compte seize ans à peine...

FRIEDLIN.

Seize ans !...

MELBERT.

Qu'as-tu donc?

FRIEDLIN, ému.

Ah! ce que tu m'apprends là me fuit un effet... que je ne me serais jamais cru susceptible d'éprouver... un drôle d'ellet, parole d'honneur, mon ami... mon ami... réjouis-toi, tout peut encore s'arranger.

M E I, li E R T.

Ah! je n'ai d'espoir qu'en Stella, et je cours tâchi^r de la prévenir. (Il sort vivement.)

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